Bonne fête aux Romain
Sommaire
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2013 – Benoît XVI devient le 1er pape émérite
Le 28 février 2013, à 20 heures, Benoît XVI renonce officiellement à sa charge, devenant le premier pape à démissionner depuis le Moyen Âge et le premier à porter le titre de pape émérite. Élu en 2005 après la mort de Jean-Paul II, il invoque son âge et la fatigue. Son retrait ouvre la voie au conclave qui élira le pape François en mars 2013.
2010 – La tempête Xynthia touche la France
Le 28 février 2010, la tempête Xynthia frappe la façade atlantique française avec des vents violents et une forte surcote marine. Les régions de Vendée et de Charente-Maritime sont particulièrement touchées. Les inondations provoquent la mort de 47 personnes et d’importants dégâts matériels. La catastrophe relance le débat sur l’urbanisation des zones littorales à risque.
1993 – Début du siège de Waco, au Texas
Le 28 février 1993 débute le siège de Waco, au Texas, lorsque le FBI encercle le ranch des Davidiens dirigés par David Koresh. L’assaut initial fait plusieurs morts et ouvre une confrontation de 51 jours. Le siège s’achève le 19 avril par un incendie meurtrier, marquant durablement l’opinion américaine.
1957 – 1ères gaffes de Gaston Lagaffe dans le journal de Spirou
Le 28 février 1957, le personnage de Gaston Lagaffe apparaît pour la première fois dans le journal Spirou, créé par André Franquin. Employé maladroit et inventeur farfelu, Gaston devient rapidement une figure emblématique de la bande dessinée franco-belge, célèbre pour ses gags et son esprit nonchalant.
1935 – Invention du nylon
Le 28 février 1935, le chimiste américain Wallace Carothers, travaillant pour la société DuPont, met au point le nylon, première fibre synthétique entièrement créée en laboratoire. Ce polymère révolutionne l’industrie textile et trouve rapidement des applications variées, des bas féminins aux parachutes militaires durant la Seconde Guerre mondiale.
1838 – Robert Nelson proclame l’indépendance du Bas-Canada (Québec)
Le 28 février 1838, Robert Nelson proclame l’indépendance du Bas-Canada et annonce la création d’une république. Ce geste s’inscrit dans le contexte des rébellions des Patriotes contre l’autorité britannique. L’insurrection échoue rapidement, mais elle marque une étape importante dans l’histoire politique canadienne.
1791 – Complot des « Chevaliers du poignard » à Paris, 400 nobles tentent de prendre les Tuileries
Le 28 février 1791, environ 400 aristocrates armés, surnommés les « Chevaliers du poignard », se rassemblent au palais des Tuileries à Paris pour défendre le roi Louis XVI, craignant un complot contre lui. L’Assemblée nationale et la garde nationale dispersent rapidement le groupe. L’épisode illustre les tensions croissantes au cœur de la Révolution française.
1525 – Exécution par les Espagnols de Cuauhtémoc, le dernier empereur aztèque
Le 28 février 1525, Cuauhtémoc est exécuté sur ordre d’Hernán Cortés lors d’une expédition au Honduras. Dernier tlatoani de Tenochtitlan, il avait résisté à la conquête espagnole jusqu’en 1521. Sa mort symbolise l’effondrement définitif du pouvoir aztèque face à la domination coloniale espagnole.
Les naissances et décès notables
1978 – Naissance de Jeanne Cherhal, autrice, compositrice, interprète aux chant et instrument (piano) française
1958 – Naissance de Jeanne Mas, chanteuse française
1895 – Naissance de Marcel Pagnol, écrivain et académicien français
2011 – Décès de Annie Girardot, actrice française
1869 – Décès de Alphonse de Lamartine, poète, écrivain, historien, et homme politique français
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Débats sur la pause fraîcheur
Dans un contexte de fortes chaleurs qui n’épargne aucune discipline, la désormais célèbre « pause fraîcheur » continue de faire débat, y compris là où on ne l’attendait pas. Si la mesure, largement adoptée dans les sports d’endurance, vise à préserver la santé des athlètes, son extension au 100 mètres suscite une vive opposition.
Plusieurs sprinteurs de haut niveau ont ainsi exprimé leur incompréhension face à cette initiative jugée « contre-productive ». « On est partis pour dix secondes d’effort, pas pour un pique-nique sur la piste », ironise l’un d’eux, pointant du doigt une interruption de cinq minutes… en plein milieu de la course.
Les instances sportives, de leur côté, défendent une approche « préventive et universelle », rappelant que la canicule ne fait pas de distinction entre marathonien et sprinteur. Une position qui peine toutefois à convaincre les principaux intéressés, certains évoquant déjà des scénarios absurdes où les coureurs devraient repartir des starting-blocks « après hydratation réglementaire ».
En attendant une décision officielle, les organisateurs envisageraient des solutions intermédiaires, comme l’installation de brumisateurs tout le long de la course, voire des blocs de départ et d'arrivée climatisés à chaque extrémité de couloirs ombragés, mais aussi voire — proposition encore à l’étude — la distribution de glaçons aux blocs de départ.
Un sujet qui pourrait faire débat, le temps d'un café 😉
Au tribunal pour vol de manteaux
Au tribunal, un homme passe en jugement pour avoir volé plusieurs manteaux, la nuit, dans un magasin.
Au premier rang, une femme pleure à chaudes larmes.
Le président dit avec sévérité :
– Regardez dans quel état se trouve votre pauvre maman ! Vous auriez pu penser à elle !
– Je sais… Mais y avait pas sa taille !…
Gare aux cachalots ! – 2
À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.
Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.
Savais-tu ?
Le maillot jaune
Le maillot jaune apparaît en 1919, lors du 1er Tour de France d’après-guerre, pour rendre immédiatement visible le leader du classement général. Il est porté pour la première fois par Eugène Christophe le 19 juillet 1919, au départ de... la 11ᵉ étape Grenoble–Genève - un peu de retard dans la fabrication, ça peut arriver. La couleur jaune est choisie en référence au papier du journal L’Auto, organisateur de la course, et devient rapidement un symbole central de la Grande Boucle.
Au fil des éditions, certains champions marquent l’histoire par le nombre de jours passés en tête. Eddy Merckx détient le record, avec 111 jours en maillot jaune, ce qui reflète sa domination des années 1960–1970. Derrière lui viennent Bernard Hinault (79 jours), Miguel Indurain (60 jours) et Christopher Froome (59 jours) - Tadej Pogacar s'approchant avec 54 jours avant le Tour 2026 -, qui incarnent chacun, à leur époque, une emprise durable sur le classement général.
Plus rare encore que ces longues dominations, un coureur mène en jaune le Tour de bout en bout. Jacques Anquetil (52 jours en jaune au total), en 1961, prend le maillot jaune dès la première étape et le conserve jusqu’à l’arrivée. Aucun autre n'a encore réitéré cet exploit.
59 FORÇATS À VÉLO POUR UN TOUR DE FRANCE DANTESQUE 1er juillet 1903
Astuce
Pour aiguiser des ciseaux
Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d'aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l'alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.
Un instant en ce bas monde

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.
Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.
Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.
Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.
Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.
Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

