Bonne fête aux Emma
Sommaire
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2005 – Élection du pape Benoît XVI
Le 19 avril 2005, le cardinal allemand Joseph Ratzinger est élu 265ᵉ pape de l’Église catholique sous le nom de Benoît XVI, succédant à Jean-Paul II. Son élection, rapide et consensuelle, intervient après un conclave de seulement deux jours. Benoît XVI, connu pour ses positions conservatrices sur la doctrine et la liturgie, marque son pontificat par des efforts de dialogue interreligieux et une réflexion sur la secularisation de l’Europe. Il démissionne en 2013, une première depuis le Moyen Âge.
1995 – Attentat d’Oklahoma City
Le 19 avril 1995, un attentat à la bombe frappe le fédéral building Alfred P. Murrah à Oklahoma City, aux États-Unis. L’explosion, perpétrée par Timothy McVeigh et Terry Nichols, deux extrémistes anti-gouvernementaux, tue 168 personnes et en blesse plus de 680. Cet attentat, le plus meurtrier sur le sol américain avant le 11 septembre 2001, choque le pays et entraîne un durcissement des lois anti-terroristes. McVeigh est exécuté en 2001.
1993 – Épilogue du siège de Waco aux États-Unis
Le 19 avril 1993, après 51 jours de siège, l’assaut final du FBI contre le ranch de la secte des Davidiens à Waco, au Texas, se solde par un incendie tragique. 76 personnes, dont 25 enfants, périssent dans les flammes. Le siège avait débuté le 28 février après un raid infructueux de l’ATF pour arrêter David Koresh, leader charismatique de la secte. Cet événement, marqué par des controverses sur la gestion de la crise, reste un symbole des tensions entre l’État et les mouvements marginaux.
1971 – Mise sur orbite de Saliout 1, la 1ère station spatiale
Le 19 avril 1971, l’URSS lance Saliout 1, la première station spatiale de l’histoire. Placée en orbite terrestre basse, elle est conçue pour des missions de longue durée et des expériences scientifiques. Bien que son premier équipage, Soyouz 10, ne puisse y pénétrer en raison de problèmes techniques, Soyouz 11 y séjourne 23 jours en juin 1971. Saliout 1 marque le début de l’ère des stations spatiales, précurseur de la future station Mir et de l’ISS.
1958 – Création du Jeu des mille francs sur France Inter
Le 19 avril 1958, France Inter lance le Jeu des mille francs, une émission de jeu radiophonique longtemps présentée par Lucien Jeunesse. Ce programme, où les auditeurs doivent répondre à des questions pour gagner une somme d’argent, devient rapidement un phénomène culturel. Il inspire des générations de jeux télévisés et radiophoniques, et reste dans les mémoires comme l’un des premiers grands divertissements interactifs en France.
1506 – Début du massacre de Lisbonne
Le 19 avril 1506, un pogrom éclate à Lisbonne, au Portugal, contre la communauté juive. Accusés d’être responsables d’une épidémie de peste et d’une sécheresse, des milliers de Juifs sont massacrés, torturés ou brûlés vifs par des émeutiers. Ce massacre, encouragé par des prêches antisémites, dure trois jours et fait entre 2 000 et 4 000 morts. Il marque un tournant dans l’histoire des persécutions antijuives en Europe et pousse de nombreux Juifs à fuir le Portugal.
1314 – Dénouement du procès de l’affaire de la Tour de Nesle
En avril 1314, l’affaire de la Tour de Nesle, un scandale politique et sexuel impliquant les belles-filles du roi Philippe IV le Bel, se conclut par un procès retentissant. Accusées d’adultère avec des chevaliers, Marguerite de Bourgogne et Blanche de Bourgogne sont condamnées à la prison à vie, tandis que leur sœur Jeanne de Bourgogne est acquittée. Cet événement, révélant les intrigues de la cour de France, affaiblit la monarchie et inspire des récits littéraires et historiques pendant des siècles.
69 – Vitellius devient empereur romain pendant l’année des quatre empereurs
Le 19 avril 69, Aulus Vitellius est proclamé empereur romain par ses troupes, lors de l’« année des quatre empereurs », une période de chaos politique après la mort de Néron. Vitellius, connu pour son extravagance et sa cruauté, règne seulement huit mois avant d’être renversé et exécuté par les partisans de Vespasien. Son court règne, marqué par des excès et des conflits, illustre l’instabilité du pouvoir impérial à cette époque.
Les naissances et décès notables
1988 – Naissance de Luka Karabatic, handballeur français
1987 – Naissance de Maria Sharapova, joueuse de tennis russe
1978 – Naissance de James Franco, cinéaste américain
1971 – Naissance de Gad Elmaleh, comédien et humoriste franco-marocain
1965 – Naissance de Natalie Dessay, artiste lyrique française
1948 – Naissance de Évelyne Dhéliat, speakerine puis présentatrice française de météorologie télévisée
2007 – Décès de René la Branlette, humoriste français
1989 – Décès de Daphne du Maurier, romancière britannique
1967 – Décès de Konrad Adenauer, chancelier d’Allemagne, l’un des pères fondateurs de l’Union européenne et de la réconciliation germano-française
1906 – Décès de Pierre Curie, physicien français, prix Nobel de physique en 1903
1882 – Décès de Charles Darwin, biologiste et écrivain britannique
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Un peu de bonne humeur
Violence en politique
Deux hommes, en costume-cravatte, déjeunent au restaurant tout en s'invectivant copieusement :
- Faquin de conservateur !
- Maraud de progressiste !
A quelques tables de là, un mari dit alors à sa femme :
- Après l'ultra droite et l'ultra gauche, maintenant c'est l'ultra centre qui se réveille. La prochaine élection m'inquiète.
Déménageur et santé – Anonyme
Quand on est déménageur, il vaut mieux lâcher une grosse caisse que se péter le dos.
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
« A plus dans l’bus », une paronomase
La paronomase est une figure de style qui juxtapose des mots paronymes - à savoir des termes aux sonorités très proches mais aux sens distincts - pour créer un effet rythmique, poétique ou mémorable. Elle assemble ainsi, dans une même phrase ou un proverbe, des vocables comme « traduire c’est trahir », « qui vole un œuf vole un bœuf » ou « après l’effort, le réconfort », tout en jouant sur leur écho sonore sans recourir à un véritable homophone.
On la rencontre couramment dans les proverbes populaires (« à bon chat, bon rat » ; « qui s’excuse s’accuse »), la littérature (Verlaine : « il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville » ; Marbeuf : « la mer et l’amour ont l’amer pour partage ») ou les slogans modernes (« Entremont, c’est autrement bon », « Planta fin, c’est le fin du fin »), où elle renforce l’impact expressif et facilite la mémorisation.
