Je soutiens le projet

1er MAI

Bonne fête aux Joseph

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1992 – Chris McCandless s’installe dans sa dernière demeure

Le 1er mai 1992, Christopher McCandless, jeune aventurier américain de 23 ans, pénètre dans la nature sauvage de l’Alaska et s’installe dans un bus abandonné, le désormais célèbre « Bus 142 », sur la piste Stampede. Il y vivra seul pendant 113 jours avant d’y mourir d’inanition en août. Son histoire a inspiré le livre et film Into the Wild.

1960 – Un avion espion américain U-2 est abattu en l’URSS

Le 1er mai 1960, un avion espion U-2 de la CIA, piloté par Francis Gary Powers, est abattu par un missile soviétique au-dessus de Sverdlovsk. Powers est capturé vivant. L’incident provoque une grave crise diplomatique entre Washington et Moscou, entraîne l’échec du sommet des Quatre Grands de Paris et marque un tournant dans la Guerre froide.

1941 – Création du camp de concentration de Natzweiler-Struthof en Alsace

Le 1er mai 1941, le régime nazi ouvre le camp de concentration de Natzweiler-Struthof, situé en Alsace annexée, dans les Vosges. Seul camp de ce type établi sur le territoire français actuel, il accueille essentiellement des résistants politiques et des déportés de toute l’Europe. Environ 22 000 personnes y périssent jusqu’à son évacuation en septembre 1944.

1931 – Inauguration de l’Empire State Building

Le 1er mai 1931, le président Herbert Hoover inaugure depuis Washington, en actionnant un interrupteur symbolique, l’Empire State Building à New York. Haut de 443 mètres (antenne comprise), il est alors le plus grand gratte-ciel du monde, un titre qu’il conservera pendant 41 ans. Sa construction, en pleine Grande Dépression, aura duré seulement 410 jours.

1904 – 1er match officiel de l’Équipe de France de football face à la Belgique

Le 1er mai 1904, à Paris, la toute jeune équipe de France de football dispute son premier match officiel face à la Belgique. Les Français s’imposent 3-3… non, ils s’inclinent 3-3 — le match se termine en réalité sur un score de 3-3. C’est la naissance de la sélection nationale, quelques jours seulement après la fondation de la FIFA, le 21 mai 1904.

1891 – Fusillade de Fourmies lors de la 1ère célébration française et internationale de la journée d’action du 1er mai

Le 1er mai 1891, à Fourmies (Nord), lors de la première célébration française de la journée internationale des travailleurs, des soldats ouvrent le feu sur une manifestation ouvrière réclamant la journée de huit heures. Le bilan est de neuf morts, dont plusieurs jeunes gens. Ce drame marque durablement la mémoire ouvrière et renforce la portée symbolique du 1er mai.

1886 – 350 000 travailleurs débrayent aux États-Unis pour réclamer la journée de travail de huit heures

Le 1er mai 1886, quelque 350 000 ouvriers américains entrent en grève dans plusieurs centaines de villes pour exiger la limitation du temps de travail à huit heures par jour. Ce mouvement historique, centré notamment à Chicago, débouche quelques jours plus tard sur les événements tragiques de Haymarket Square, qui donneront naissance à la journée internationale des travailleurs.

1707 – La Grande-Bretagne est constituée par l’union de l’Angleterre et de l’Écosse

Le 1er mai 1707, l’Acte d’Union entre en vigueur, fusionnant les royaumes d’Angleterre et d’Écosse en un seul État : le Royaume de Grande-Bretagne. Les deux parlements distincts sont remplacés par un parlement unique siégeant à Westminster. L’union, qui suscite une forte opposition en Écosse, marque la naissance d’une puissance qui va dominer la scène mondiale pendant deux siècles.

Les naissances et décès notables

1983 – Naissance de Alain Bernard, nageur français médaillé d’or aux Jeux olympiques 2008 à Pékin
1980 – Naissance de Zaz, chanteuse française
1969 – Naissance de Wes Anderson, réalisateur et scénariste américain
1956 – Naissance de Catherine Frot, actrice française
1955 – Naissance de Julie Pietri (Nicole Juliette Pietri), chanteuse française

2022 – Décès de Régine (Régina Zylberberg), femme d’affaires, chanteuse et actrice française
1993 – Décès de Pierre Bérégovoy, homme politique français, et ancien premier ministre de 1992 à 1993
1945 – Décès de Joseph Goebbels et Magda Goebbels (et leurs 6 enfants), ministre allemand d’Adolf Hitler et sa femme
1994 – Décès d’Ayrton Senna, pilote de F1 victime d’un accident mortel



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Blonde cherchant logement

Une blonde se rend à la mairie pour une demande de logement où elle rencontre l’employé chargé ce genre de démarche.

– Asseyez-vous Madame… commençons par cibler quel type de logement vous conviendra le mieux.

– Allez-y, je suis prête, répond la blonde.

– Alors, que préférez-vous, l’habitat rural ou l’habitat urbain ?

– Ah non alors, celle de mon Édouard me suffit !

 

Une soirée pleine de bizzz

La catastrophe d’Erfurt

Nous sommes en 1184, à Erfurt, en Allemagne. L’ambiance est tendue, les costumes sont somptueux, et la réunion est ultra importante : le roi Henri VI convie toute l’élite du Saint-Empire pour régler un conflit politique majeur. Pas de champ de bataille, pas d’épée, pas de drame chevaleresque… juste une salle de réunion avec, malheureusement, un plancher en bois plus que fatigué.

Comme on peut s'en douter, le plancher cède. D’un seul coup. nobles, évêques, comtes et autres grands noms de l’époque dégringolent au rez-de-chaussée… puis encore un peu plus bas, dans la fosse des latrines. Certains meurent sur le coup, d’autres se noient dans les excréments ou suffoquent sous les émanations. Un vrai scénario catastrophe comptant tout de même une soixantaine de mort parmi l'élite politique de l'époque.

Les principaux protagonistes de la réunion, dont le roi Henri VI et l’archevêque Conrad, survivent en s’accrochant tant bien que mal à des barreaux de fenêtre. Les victimes varient selon les chroniques mais jamais on ne parle des secours qui doivent intervenir dans des conditions disons... irrespirables.

Résultat : la dispute politique reste non résolue, personne n'est accusé d'un attentat putride mais voilà tout de même une affaire plus que nauséabonde. En tout cas, on peut dire que la noblesse n’a jamais été aussi proche du peuple… ni aussi proche du fond.

Lien vers la page

Savais-tu ?

D’où vient le « croque-mort »

Le terme croque-mort désigne la personne qui prend en charge les défunts et les accompagne jusqu’au cimetière. Mais pourquoi cette expression semble-t-elle si macabre ?

Le mot apparaît à la fin du XVIIIᵉ siècle. À cette époque, le verbe « croquer » possède aussi un sens figuré : il signifie « faire disparaître » ou « dérober ». Le croque-mort est donc, en quelque sorte, celui qui « fait disparaître les morts » en les plaçant dans un cercueil puis en les conduisant vers leur dernière demeure.

On raconte parfois que le croque-mort mord l’orteil du défunt pour vérifier sa mort. Cette histoire amusante appartient cependant davantage à la légende qu’à la véritable origine du mot.

D’autres explications évoquent un « croc », une longue perche munie d’un crochet utilisée autrefois pour déplacer les cadavres lors des épidémies. Mais les linguistes privilégient généralement le sens ancien de « croquer », associé à l’idée de disparition.

Lien vers la page

Astuce

Pour aiguiser des ciseaux

Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d'aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l'alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.

Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.

Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.

Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.

Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.

Lien vers la page

Espace lecture

Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Sur la Place des libraires

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.

L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.

Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.

Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.

Lien vers la page