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24 MAI

Bonne fête aux Donatien

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1956 – Le tout 1er concours Eurovision a lieu à Lugano, en Suisse

Le 24 mai 1956 se tient la toute première édition du Concours Eurovision de la chanson à Lugano. Douze pays participent à cet événement qui deviendra l’un des plus grands concours musicaux internationaux, favorisant la coopération culturelle en Europe.

1903 – Départ de la course automobile Paris-Madrid

Le 24 mai 1903, la course automobile Paris-Madrid démarre, attirant des pilotes venus du monde entier. Cette compétition, célèbre pour sa dangerosité, sera interrompue à cause de nombreux accidents graves, marquant un tournant dans l’histoire des sports mécaniques.

1883 – Le pont de Brooklyn, à New York, est ouvert au trafic

Le 24 mai 1883, le pont de Brooklyn est officiellement inauguré à New York. Chef-d’œuvre d’ingénierie, ce pont suspendu relie Manhattan à Brooklyn, facilitant le transport et symbolisant l’innovation urbaine aux États-Unis.

1844 – Envoi du 1er télégramme en morse par Samuel Morse

Le 24 mai 1844, Samuel Morse envoie le premier télégramme officiel entre Washington et Baltimore. Le message, « What hath God wrought? », inaugure une révolution dans les communications, posant les bases des télécommunications modernes.

1626 – Peter Minuit achète Manhattan

Le 24 mai 1626, Peter Minuit, représentant de la Compagnie hollandaise des Indes occidentales, achète l’île de Manhattan aux Indiens Lenapes contre des marchandises estimées à 60 florins. Cet acte fondateur ouvre la voie à la colonisation européenne de ce qui deviendra New York.

1337 – Début de la guerre de Cent Ans

Le 24 mai 1337 marque le début officiel de la guerre de Cent Ans entre la France et l’Angleterre. Ce long conflit dynastique, ponctué de nombreuses batailles et sièges, influencera profondément l’histoire politique et sociale de l’Europe médiévale.

Les naissances et décès notables

1978 – Naissance de Rose (Keren Meloul), chanteuse française
1966 – Naissance de Éric Cantona, footballeur et acteur français
1964 – Naissance de Patrice Martin, skieur nautique français
1960 – Naissance de Kristin Scott Thomas, actrice britannique
1952 – Naissance de Marc Cerrone, musicien français, batteur de formation
1951 – Naissance de Jean-Pierre Bacri, acteur et scénariste français
1945 – Naissance de Priscilla Beaulieu, actrice américaine, épouse d’Elvis Presley
1944 – Naissance de Dominique Lavanant, comédienne française
1941 – Naissance de Bob Dylan (Robert Zimmerman), musicien et chanteur de folk américain auréolé d’un prix Nobel de littérature

2023 – Décès de Tina Turner, chanteuse, danseuse, actrice et compositrice suisse d’origine américaine
2006 – Décès de Claude Piéplu, acteur français
1974 – Décès de Duke Ellington, pianiste, compositeur et chef d’orchestre de jazz américain
1543 – Décès de Nicolas Copernic, astronome polonais



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Humeur indexée sur l’attente

🤔 Avez-vous remarqué que les gens en retard sont souvent de meilleure humeur que ceux qui les attendent ?

 

3ème guerre mondiale

😏 Dites-vous qu'après la fin de la 3ème guerre mondiale, vous aurez droit à un jour férié supplémentaire.
😉 Alors, toujours anxieux !?

Le danger d’une barbe trop longue

Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.

Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.

Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.

Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !

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Savais-tu ?

« Ostraciser » : quand le groupe exclut

Ostraciser, c’est mettre quelqu’un à l’écart, le priver de la vie collective.

Le mot vient du grec ancien ostrakon, qui signifie « coquille d'huître » - d'où l'ostréiculture - ou « tesson de poterie ». Dans l’Athènes antique, les citoyens inscrivaient sur ces tessons le nom de la personne qu’ils voulaient bannir temporairement de la cité. De cette pratique de vote populaire est né le verbe ostraciser, passé en français au XVIIIᵉ siècle.

Institué par Clisthène vers la fin du VIᵉ siècle av. J.-C., l’ostracisme était une mesure de défense de la démocratie athénienne contre les risques de tyrannie. Chaque année, l’assemblée des citoyens (ecclésia) pouvait voter le bannissement pour dix ans d’un citoyen jugé trop influent ou dangereux pour l’équilibre politique.

Aujourd’hui, plus besoin de tessons : l’exclusion se fait par le silence, les regards, les messages ignorés. Dans les réseaux sociaux comme dans la vie réelle, ostraciser revient à effacer une personne du groupe. On ne l’invite plus, on ne lui répond plus, on fait comme si elle n’existait pas.

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Astuce

Prolonger les fleurs coupées

Voilà ce que me disait ma grand-mère : « Pour prolonger la beauté de tes fleurs coupées, commence par recouper les tiges en biais et perce-les avec une aiguille pour favoriser l’absorption de l'eau, puis place-les dans un vase parfaitement propre rempli d’eau fraîche. Change l'eau tous les deux jours en retirant les feuilles immergées, et ajoute une pincée de sucre ou quelques gouttes de vinaigre blanc pour nourrir et assainir l’ensemble. Enfin, installe ton bouquet à l’abri du soleil direct et des sources de chaleur : tes fleurs resteront magnifiques bien plus longtemps. ».

Mais moi j'étais son p'tit gars et bien évidemment je n'écoutais rien de tout ça, bien plus intéressé que j'étais par le prochain épisode de Goldorak à la télé.

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Un instant en ce bas monde

Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.

Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.

Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.

Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.

Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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