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23 OCTOBRE

Aujourd’hui à la une

Les célébrations notables

Bonne fête aux Domice

Jour du céleri le 2 brumaire

Les évènements notables

2002 – Prise d’otages au théâtre de Moscou

Le 23 octobre 2002, un commando tchétchène prend en otage 912 spectateurs et acteurs dans le théâtre Doubrovka de Moscou, lors d’une représentation de la comédie musicale Nord-Ost. Après trois jours de siège, les forces spéciales russes lancent un assaut en utilisant un gaz incapacitant. Si tous les preneurs d’otages sont tués, 130 otages périssent, principalement à cause du gaz, provoquant une vive polémique internationale… lire l’article

1983 – Attentat de Beyrouth au Drakkar

Le 23 octobre 1983, un camion piégé explose contre l’immeuble Drakkar, à Beyrouth, tuant 58 parachutistes français de la Force multinationale au Liban. Quelques instants plus tôt, une autre explosion avait tué 241 soldats américains. Ces attentats suicides, revendiqués par un groupe proche du Hezbollah, marquent l’un des épisodes les plus meurtriers de l’intervention occidentale au Liban.

1958 – 1ère apparition des Schtroumpfs

Le 23 octobre 1958, les Schtroumpfs apparaissent pour la première fois dans la bande dessinée Johan et Pirlouit de Peyo, publiée dans Le Journal de Spirou. Ces petits êtres bleus, vivant en communauté dans une forêt, connaissent rapidement un immense succès. Leur univers humoristique et moral devient un pilier de la BD franco-belge, donnant naissance à de nombreux albums, dessins animés et films.

1944 – Début de la Bataille du golfe de Leyte

Le 23 octobre 1944, la bataille du golfe de Leyte débute dans les eaux des Philippines. Opposant les marines américaine et japonaise, elle reste la plus vaste bataille navale de l’histoire. Elle scelle la défaite de la flotte impériale japonaise et ouvre la voie à la libération des Philippines. Cet affrontement marque un tournant décisif dans la guerre du Pacifique.

1942 – Début de la Seconde bataille d’El Alamein

Le 23 octobre 1942, les troupes britanniques du général Montgomery lancent une offensive majeure contre les forces de l’Afrika Korps dirigées par Rommel, près d’El Alamein, en Égypte. Après douze jours de combats acharnés, les Alliés remportent une victoire décisive. Cette bataille met fin à l’avancée allemande vers le canal de Suez et marque un tournant du conflit en Afrique du Nord.

1520 – Charles Quint est couronné empereur à Aix-la-Chapelle

Le 23 octobre 1520, Charles Quint est couronné empereur du Saint-Empire romain germanique à Aix-la-Chapelle. Déjà roi d’Espagne et des Pays-Bas, il devient l’un des souverains les plus puissants d’Europe. Son règne marque l’apogée de la maison des Habsbourg et le début d’un empire sur lequel “le soleil ne se couche jamais”… lire l’article

1452 – L’anglais John Talbot reprend la ville de Bordeaux

Le 23 octobre 1452, le général anglais John Talbot reprend la ville de Bordeaux aux troupes françaises, ravivant la guerre de Cent Ans. Soutenu par une partie de la population, il parvient à rétablir temporairement la domination anglaise sur la Guyenne. Toutefois, cette reconquête ne dure qu’un an : Talbot est tué à Castillon en 1453, scellant la victoire française définitive.

Les naissances et décès notables

1986 – Naissance d’Emilia Clarke, actrice britannique
1954 – Naissance de Philippe Poupon, navigateur français
1940 – Naissance de Pelé (Edson Arantes do Nascimento), footballeur et homme politique brésilien
1903 – Naissance de Maurice Tillet, catcheur professionnel (Décès de Maurice Tillet – De l’ange français à l’ogre américain 📆 4 septembre 1954)
1844 – Naissance de Sarah Bernhardt, comédienne française

2011 – Décès de Marius « Jean » Amadou, journaliste, satiriste, écrivain, chroniqueur radio, chansonnier français
1921 – Décès de John Boyd Dunlop, écossais, un des inventeurs du pneu
1872 – Décès de Théophile Gautier, écrivain, poète, peintre et critique d’art français



Un peu de bonne humeur

Suée quotidienne

⏰5h30 : début de ma séance de fitness
⏰5h50 : c'est parti pour 10 séries de 30 squats
⏰6h20 : p'tit déj' composé de 3 oeufs crus cul sec
⏰6h30 : le meilleur pour la fin avec un footing de 5 km
⏰7h00 : je me réveille enfin, tout en sueur, de ce cauchemar 😰 !

 

Centre du monde – Anonyme

Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais à chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.

Concours de sosies

Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.

Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?

Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.

Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.

Vient le verdict.

Et là… surprise.

Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.

Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.

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Savais-tu ?

« Moule à gaufres ! »

« Moule à gaufres ! » : la formule fuse, sonore et cocasse, dans la bouche du capitaine Haddock. Loin d’être une simple invention d’Hergé, cette insulte puise ses racines dans l’argot français du XIXᵉ siècle.

À l’époque, un « moule à gaufres » désigne, de façon très imagée, un visage marqué par la petite vérole, dont les cicatrices rappellent les alvéoles du célèbre moule à pâtisserie. L’expression est déjà peu flatteuse : elle évoque une figure « criblée », donc peu esthétique, et par glissement, une personne jugée ridicule ou sotte.

Hergé reprend ce juron en le détachant de son sens médical, pour en faire une insulte à la fois visuelle, sonore et comique, parfaitement adaptée au caractère emporté et inventif du capitaine. Dans les aventures de Tintin, « moule à gaufres » devient une injure générale contre un imbécile, un nigaud, un « abruti fini », souvent combinée à d’autres jurons (« Bougre de phénomène de moule à gaufres de tonnerre de Brest ! », « Concentré de moule à gaufres », etc.). L’effet est triple : visuel (on imagine un visage « en gaufre », donc grotesque), sonore (l’expression est rythmée et facile à crier) et inoffensif (contrairement à des insultes vulgaires, elle reste comique et acceptable pour un jeune public).

Alors, la prochaine fois que vous cherchez une insulte qui fâche sans vraiment fâcher, n’hésitez pas : « Espèce de concentré de moule à gaufres ! »

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Astuce

Du vinaigre blanc dans le sac poubelle ?

Une astuce de saison, simple et maligne : le vinaigre blanc peut aider à garder les mouches à distance et à décourager chats et chiens trop curieux, à condition de l’intégrer à une bonne hygiène de la poubelle. En été, quand la chaleur accélère les odeurs, ce geste tout simple peut faire une vraie différence. Pulvérisé à l’intérieur du sac ou sur les parois du bac, le vinaigre blanc aide surtout à limiter les effluves qui attirent toutes sortes d'animaux.

Au final, c’est une solution pratique, économique et facile à adopter au quotidien. Sans promettre de miracle, elle peut contribuer à rendre la poubelle plus discrète, plus propre et moins tentante mais bien évidemment, cela ne remplace pas les gestes de base : un sac bien fermé, une poubelle régulièrement vidée, un fond du bac propre et sec.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Boys in Bristol Photography - Pexels

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.

Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.

Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.

Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.

De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.

Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.

Aigu. Puissant. Inhumain.

Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.

Ensuite, plus rien.

S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.

Whitechapel retient son souffle.

Dans l’obscurité, quelque chose rôde.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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