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6 NOVEMBRE

Aujourd’hui à la une

Les célébrations notables

Bonne fête aux Léonard

Jour du chervis le 16 brumaire

Journée mondiale sans papier

Les évènements notables

1975 – Début de la Marche verte marocaine devenue fête nationale

Le 6 novembre 1975, le Maroc organise une marche pacifique de 350 000 volontaires vers le Sahara occidental pour affirmer sa souveraineté sur ce territoire alors administré par l’Espagne. L’opération, soutenue par le roi Hassan II, conduit au retrait espagnol. Elle reste un événement fondateur de l’unité nationale marocaine et demeure célébrée chaque année au Maroc.

1956 – Fin de l’expédition de Suez marquant la fin de l’ère coloniale et de la « diplomatie de la canonnière »

Le 6 novembre 1956, l’ultimatum international met fin à l’intervention franco-britannique et israélienne contre l’Égypte après la nationalisation du canal. La pression américaine et soviétique force le retrait des troupes. Cet échec marque le déclin de l’influence coloniale européenne et symbolise l’émergence de nouvelles puissances durant la Guerre froide. Nasser sort renforcé de la crise.

1939 – Opération Sonderaktion Krakau qui déporte les professeurs de l’université Jagellonne de Cracovie

Le 6 novembre 1939, les autorités nazies convoquent les professeurs de l’université Jagellonne sous prétexte de réunion administrative, puis les arrêtent. Plus de 180 intellectuels sont déportés vers des camps, visant à décapiter l’élite culturelle polonaise. Après un tollé international, certains seront libérés. L’opération illustre la stratégie d’anéantissement des cadres intellectuels des territoires occupés.

1937 – Début des fusillades des 17 Roses de Guillena, républicaines exécutées par les nationalistes espagnols

Le 6 novembre 1937, en Andalousie, dix-sept femmes républicaines sont arrêtées, torturées puis exécutées par les forces franquistes. Leur châtiment vise à intimider les partisans de la République. Le drame est longtemps passé sous silence sous la dictature de Franco. Redécouvert tardivement, il symbolise aujourd’hui la répression franquiste et la mémoire des victimes oubliées… lire l’article

1930 – Lancement à Saint-Nazaire du paquebot Georges Philippar, de la Compagnie des messageries maritimes

Le 6 novembre 1930, construit à Saint-Nazaire pour les Messageries maritimes, ce paquebot moderne est destiné aux lignes vers l’Extrême-Orient. Malgré son luxe et sa technique avancée, il connaîtra un destin tragique lorsqu’il sera détruit par un incendie en 1932 au large de la Somalie. L’affaire suscita polémiques et suspicions. Sa perte marqua durement la compagnie.

1928 – Herbert Hoover est élu président des États-Unis

Le 6 novembre 1928, républicain et ancien secrétaire au Commerce, Hoover bénéficie de la prospérité économique des années 1920. Peu après son investiture, le krach de 1929 plonge le pays dans la Grande Dépression. Son incapacité perçue à y répondre efficacement le rend impopulaire. Son mandat devient symbole d’une crise économique majeure aux conséquences sociales profondes.

1861 – Jefferson Davis est élu président des États confédérés d’Amérique

Le 6 novembre 1861, Davis prend la tête de la Confédération après la sécession de plusieurs États du Sud, défenseurs de l’esclavage. Sa présidence dirige l’effort de guerre contre l’Union. Malgré un discours de souveraineté, le manque de ressources et la pression militaire conduiront à la défaite sudiste. La Confédération disparaît en 1865 avec la fin de la guerre.

1860 – Abraham Lincoln devient le 16e président des États-Unis

Le 6 novembre 1860, élu sans soutien du Sud, Lincoln cristallise les tensions autour de l’esclavage. Son arrivée au pouvoir déclenche la sécession de plusieurs États sudistes et mène à la guerre de Sécession. Défenseur de l’Union, il proclamera l’émancipation des esclaves et marquera l’histoire américaine avant son assassinat en 1865, peu après la victoire de l’Union.

Les naissances et décès notables

1988 – Naissance de Emma Stone, actrice américaine
1970 – Naissance de Ethan Hawke, acteur américain
1961 – Naissance de Florent Pagny, chanteur français

1928 – Décès de Arnold Rothstein, mafieux et homme d’affaires américain



Un peu de bonne humeur

Chien et voisinage

😠 Monsieur, c'est inadmissible, votre chien hurle à mort lorsque vous n'êtes pas là !

😉 Votre femme aussi, cher voisin.

 

Pourquoi tu pleures ?

Deux gamins sont assis dans la salle d’attente d’un dispensaire médical. L’un des deux pleure comme une madeleine.

– Pourquoi tu pleures ? lui demande son pote Raoul.

– Je viens pour une analyse de sang, répond le premier.

– Eh alors ! C’est ça qui te fait peur ?

– Oui. Pendant l’examen ils te coupent le bout du doigt. C’est mon frère qui me l’a dit !

À son tour Raoul commence à sangloter. Le premier gamin hoquette de surprise. Son pote Raoul le téméraire qui pleure ?

– Pourquoi tu pleures, toi ?

– Parce que moi, je viens pour une analyse d’urine !

Le 1er postulat de Pardo

Selon le premier postulat de Pardo, énoncé avec la sagesse cynique de ce philosophe du vice quotidien, les bonnes choses de la vie - ces délices qui font palpiter le cœur et saliver les papilles - sont invariablement soit illégales, soit immorales, soit, pire encore, promis à nous faire grossir inexorablement.

L'univers, dans son ironie cruelle, semble avoir conçu ce triptyque maudit pour nous transformer en moines ascètes malgré nous, nous forçant à choisir entre le plaisir coupable et la vertu fade, comme si la félicité pure n'était réservée qu'aux saints ou aux extraterrestres au régime.

Au final, il ne nous reste plus qu’à maudire Pardo pour cette formule exprimant une réalité bien trop souvent vérifiée.

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Savais-tu ?

Les courses de motos-chars

Imaginez un char antique filant sur une piste de terre, mais au lieu de chevaux, deux motos lancées à pleine vitesse. Bienvenue dans l'un des sports les plus spectaculaires des années 1920 : les courses de chars à moto.

Tout commence en Australie, au début du XXᵉ siècle. Les courses de chars de la Rome antique fascinent le public, notamment après la sortie du Ben Hur muet en 1925. Des passionnés ont alors une idée folle : remplacer les chevaux par des « chevaux mécaniques ». Dans les premières versions, les motards sont assis sur leurs montures et tractent un char où un cocher figure surtout pour le décor. Puis la discipline évolue : le pilote se tient dans le char et commande deux motos sans personne au guidon, grâce à des rênes attachées aux accélérateurs.

Le spectacle séduit au-delà de l'Australie : des courses s'organisent en Amérique du Nord et en Europe, souvent lors de foires et de carnavals. Mais l'engouement retombe aussi vite qu'il monte, et la pratique s'éteint à la fin des années 1930, laissant derrière elle quelques films d'époque ahurissants. L'histoire ne s'arrête pas là : des Australiens fiers de cet héritage relancent la discipline de nos jours lors du Sydney Royal Easter Show, avec de vrais chars et de vraies motos modernes. La preuve que certaines idées, même centenaires, refusent de vieillir.

Australian Motorcycle News sur Youtube

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Astuce

Pense-bête du jardin : janvier

🍎 Continuer la taille des arbres fruitiers à pépins (pommiers, poiriers,...).

🪏 Protéger les plantes fragiles en les recouvrant avec un voile ou de la paille dès que la température descend sous les -5°C.

🌿 Secouer la neige qui pèse sur les branches des arbustes persistants et conifères.

🪏 Mettre en jauge dans une tranchée les plantes achetées en attente d'un redoux pour être plantées.

🌸 Butter le pied des rosiers buissons avec 20 cm de terre pour protéger le point de greffe du gel pour les planter plus tard.

🪏 Par temps doux, découvrir les protections hivernales qui habilles les plantes gélivent et aérer le plus possible la serre et la véranda.

🌿 Elaguer les grands arbres trop touffus.

🪏 Bêcher toutes les parcelles inoccupées sans briser les mottes tout en incorporant un fertilisant à base de fumiers et d'algues.

🍯 Envelopper les pots dans du plastique bulles maintenu par un voile d'hivernage pour leur éviter d'éclater sous l'action du gel.

🍎 Nettoyer les branches des pommiers atteintes par le chancre en grattant jusqu'au bois sain.

🍎 Bouturer les arbustes à petits fruits (groseilliers, cassissiers, framboisiers).

🌸 Planter primevères et pensées.

🥕 Butter les asperges avec de la terre légère.

🌸 Vérifier les attaches des rosiers grimpants.

🪏 Désinfecter terrines, poteries et tuteurs.

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Un instant en ce bas monde

Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.

Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.

Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.

Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.

Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.

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Espace lecture

Le corbeau – Edgar Allan Poe

Traduction par Charles Baudelaire (1871)

Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, — murmurai-je, — qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien de plus. »

Ah ! distinctement je me souviens que c’était dans le glacial décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin ; en vain m’étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore, — et qu’ici on ne nommera jamais plus.

Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux pourprés me pénétrait, me remplissait de terreurs fantastiques, inconnues pour moi jusqu’à ce jour ; si bien qu’enfin, pour apaiser le battement de mon cœur, je me dressai, répétant : « C’est quelque visiteur qui sollicite l’entrée à la porte de ma chambre, quelque visiteur attardé sollicitant l’entrée à la porte de ma chambre ; — c’est cela même, et rien de plus. »

Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N’hésitant donc pas plus longtemps : « Monsieur, — dis-je, — ou madame, en vérité j’implore votre pardon ; mais le fait est que je sommeillais, et vous êtes venu frapper si doucement, si faiblement vous êtes venu taper à la porte de ma chambre, qu’à peine étais-je certain de vous avoir entendu. » Et alors j’ouvris la porte toute grande ; — les ténèbres, et rien de plus !

Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps plein d’étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves qu’aucun mortel n’a jamais osé rêver ; mais le silence ne fut pas troublé, et l’immobilité ne donna aucun signe, et le seul mot proféré fut un nom chuchoté : « Lénore ! » — C’était moi qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot : « Lénore ! » — Purement cela, et rien de plus.

Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon âme incendiée, j’entendis bientôt un coup un peu plus fort que le premier. « Sûrement, — dis-je, — sûrement, il y a quelque chose aux jalousies de ma fenêtre ; voyons donc ce que c’est, et explorons ce mystère. Laissons mon cœur se calmer un instant, et explorons ce mystère ; — c’est le vent, et rien de plus. »

Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement d’ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens jours. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta pas, il n’hésita pas une minute ; mais, avec la mine d’un lord ou d’une lady, il se percha au-dessus de la porte de ma chambre ; il se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre ; — il se percha, s’installa, et rien de plus.

Alors cet oiseau d’ébène, par la gravité de son maintien et la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste imagination à sourire : « Bien que ta tête, — lui dis-je, — soit sans huppe et sans cimier, tu n’es certes pas un poltron, lugubre et ancien corbeau, voyageur parti des rivages de la nuit. Dis-moi quel est ton nom seigneurial aux rivages de la Nuit plutonienne ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si facilement la parole, bien que sa réponse n’eût pas un bien grand sens et ne me fût pas d’un grand secours ; car nous devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre, un oiseau ou une bête sur un buste sculpté au-dessus de la porte de sa chambre, se nommant d’un nom tel que Jamais plus !

Mais le corbeau, perché solitairement sur le buste placide, ne proféra que ce mot unique, comme si dans ce mot unique il répandait toute son âme. Il ne prononça rien de plus ; il ne remua pas une plume, — jusqu’à ce que je me prisse à murmurer faiblement : « D’autres amis se sont déjà envolés loin de moi ; vers le matin, lui aussi, il me quittera comme mes anciennes espérances déjà envolées. » L’oiseau dit alors : « Jamais plus ! »

Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec tant d’à-propos : « Sans doute, — dis-je, — ce qu’il prononce est tout son bagage de savoir, qu’il a pris chez quelque maître infortuné que le Malheur impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit, jusqu’à ce que ses chansons n’eussent plus qu’un seul refrain, jusqu’à ce que le De profundis de son Espérance eût pris ce mélancolique refrain : Jamais, jamais plus !

Mais, le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l’oiseau et du buste et de la porte ; alors, m’enfonçant dans le velours, je m’appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son Jamais plus !

Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais n’adressant plus une syllabe à l’oiseau, dont les yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu’au fond du cœur ; je cherchais à deviner cela, et plus encore, ma tête reposant à l’aise sur le velours du coussin que caressait la lumière de la lampe, ce velours violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête, à Elle, ne pressera plus, — ah ! jamais plus !

Alors il me sembla que l’air s’épaississait, parfumé par un encensoir invisible que balançaient des séraphins dont les pas frôlaient le tapis de la chambre. « Infortuné ! — m’écriai-je, — ton Dieu t’a donné par ses anges, il t’a envoyé du répit, du répit et du népenthès dans tes ressouvenirs de Lénore ! Bois, oh ! bois ce bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon, mais toujours prophète ! que tu sois un envoyé du Tentateur, ou que la tempête t’ait simplement échoué, naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte, ensorcelée, dans ce logis par l’Horreur hanté, — dis-moi sincèrement, je t’en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un baume de Judée ? Dis, dis, je t’en supplie ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon ! toujours prophète ! par ce Ciel tendu sur nos têtes, par ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment Lénore, embrasser une précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore. » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

« Que cette parole soit le signal de notre séparation, oiseau ou démon ! — hurlai-je en me redressant. — Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la Nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

Et le corbeau, immuable, est toujours installé, toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre ; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve ; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher ; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s’élever, — jamais plus !

Dans Le Corbeau (The raven), l’un des poèmes narratifs les plus célèbres d'Edgar Allan Poe, l'auteur met en scène un homme plongé dans le chagrin après la mort de sa bien-aimée, Lénore. Une nuit, alors qu’il lit seul dans sa chambre, un mystérieux corbeau entre par la fenêtre et se pose au-dessus de la porte.

Le narrateur l’interroge, mais l’oiseau ne répond que par ces deux mots : « Jamais plus ». Cette formule obsédante ravive sa douleur et transforme peu à peu la scène en cauchemar.

À travers une atmosphère sombre et fantastique, Poe évoque le deuil, la mémoire et la folie. Le corbeau devient le symbole d’une souffrance dont l’homme ne parvient pas à se libérer : son âme, prisonnière de l’ombre du corbeau, ne s’élèvera « jamais plus ».

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