Bonne fête aux Hermann
Aujourd’hui
Les évènements notables
1976 – 1ère diffusion du Muppet Show
Le 25 septembre 1976, The Muppet Show est diffusé pour la première fois à la télévision. Créée par Jim Henson, cette émission de marionnettes humoristique mêlant sketches, musique et invités célèbres rencontre un immense succès international. Elle fera des personnages comme Kermit la grenouille et Miss Piggy de véritables icônes de la culture populaire.
1944 – Fin de l’opération Market Garden
Le 25 septembre 1944, l’opération Market Garden lancée par les Alliés aux Pays-Bas prend fin après l’échec de la prise du pont d’Arnhem. Cette opération combinant largages aéroportés et avancées terrestres avait pour but de pénétrer rapidement en Allemagne. Son échec retarde la libération de la Hollande et coûte la vie à des milliers de soldats.
1513 – Vasco Núñez de Balboa découvre l’océan Pacifique
Le 25 septembre 1513, l’explorateur espagnol Vasco Núñez de Balboa atteint la côte du Panama et devient le premier Européen à apercevoir l’océan Pacifique depuis le Nouveau Monde. Cette découverte, capitale dans l’histoire des explorations, ouvre la voie aux futures expéditions espagnoles vers l’Asie et consolide l’expansion coloniale espagnole.
1396 – Début de la bataille de Nicopolis lors de la conquête ottomane des Balkans
Le 25 septembre 1396, la croisade de Nicopolis, menée par une coalition européenne pour freiner l’expansion ottomane, se heurte aux troupes du sultan Bajazet Ier. Les croisés, mal coordonnés, subissent une lourde défaite. Cette bataille marque la fin des grandes croisades médiévales et consacre la domination ottomane dans les Balkans.
1340 – La Trêve d’Esplechin-sur-Escaut
Le 25 septembre 1340, une trêve est conclue à Esplechin-sur-Escaut entre la France et l’Angleterre pendant la guerre de Cent Ans. Après la bataille navale de L’Écluse remportée par les Anglais, cette suspension des hostilités permet aux deux camps d’organiser leurs forces, sans mettre fin au long conflit qui durera encore plus d’un siècle.
1066 – Victoire d’Harold Godwinson sur Harald Hardrada à la bataille de Stamford Bridge
Le 25 septembre 1066, le roi anglo-saxon Harold Godwinson défait l’armée du roi norvégien Harald Hardrada à Stamford Bridge, près de York. Cette victoire écrasante met fin aux invasions vikings en Angleterre. Mais, épuisé par cette bataille, Harold sera battu quelques semaines plus tard par Guillaume le Conquérant à Hastings.
70 – Destruction de Jérusalem (1ère guerre judéo-romaine)
Le 25 septembre de l’an 70, à l’issue d’un siège de plusieurs mois, les troupes romaines de Titus détruisent Jérusalem et son Temple lors de la première guerre judéo-romaine. Cet événement traumatique entraîne l’exil et la dispersion du peuple juif (la diaspora) et constitue un tournant majeur de l’histoire religieuse et politique du Proche-Orient.
Un peu de bonne humeur
Achat à la campagne
Un parisien a repéré une maison de campagne et s’apprête à l’acheter.
Lorsqu’il voit des ruches au fond du champ. Il dit alors au paysan-vendeur :
– Vous comprenez, j’ai des enfants et je ne peux pas me permettre de leur faire prendre le risque de se faire piquer par une abeille ! Il faudrait enlever les ruches !
Le paysan répond vertement :
– Mes abeilles n’ont jamais piqué qui que ce soit ! Tenez, je propose un truc, je vous attache tout nu à l’arbre pendant une heure et si une seule abeille vous pique, la maison je vous la donne !
Le type se dit qu’une heure, c’est vite passé et que le jeu en vaut la chandelle. Une heure après, le paysan retourne voir le parisien et le voit tout pâle, les cernes sous les yeux, crevé !
– Oh mon Dieu ! Elles vous ont piqué ?
– Non non ! Elles ont été sympa les abeilles, mais le petit veau, dites moi, il y a longtemps qu’il a perdu sa mère ?
Femme qui pète – Anonyme
Femme qui pète... est bien à son aise.
Gare aux cachalots ! – 1
Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.
Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.
Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.
Un peu de français
« Perfide albion » ?
La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.
Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.
En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.
« Antiquaire » / « Brocanteur » ?
Un antiquaire vend au présent des objets qui ont en général plus de cent ans, possèdent une vraie valeur artistique ou historique, et il les sélectionne avec soin, les authentifie grâce à ses connaissances en histoire de l’art, peut les restaurer et délivrer des certificats d’authenticité dans le cadre d’une boutique ou d’un stand spécialisé où il agit presque comme un conservateur privé du patrimoine.
Un brocanteur, lui, vend au présent surtout des biens d’occasion et de seconde main, pas forcément anciens ni rares, qu’il chine dans les maisons, les débarras, les vide-greniers ou en ligne, puis qu’il revend en l’état sur les brocantes, marchés aux puces ou petites boutiques, en mettant l’accent sur le réemploi et les petits prix plutôt que sur l’authentification et la restauration.
Sur le plan juridique et fiscal, la loi classe au présent comme « antiquités » les objets de plus de cent ans, soumis à un régime spécifique, tandis que ce que vend le brocanteur entre au présent dans la catégorie générale des « biens d’occasion », avec des règles plus simples, ce qui renforce la différence entre ces deux métiers.
Savais-tu que...
La vinaigrette de Blaise Pascal
Une vinaigrette, dans le domaine du transport, est un petit véhicule à bras à deux roues, sorte de brouette-chaise dans lequel une personne voyage, tirée par un porteur placé entre les brancards (parfois aidé d’un pousseur). Ce carrosse léger urbain, qui apparaît au XVIIᵉ siècle et se répand aux XVIII-XIXème siècles surtout dans le Nord de la France, sert pour des trajets courts, notamment pour des personnes âgées ou malades ; en argot, il désigne aussi un véhicule cellulaire policier.
Un lien alors avec le panier à salade de la police ? Ce fourgon cellulaire argotique pour détenus - attesté au XIXème siècle -, évoque avec sa structure grillagée un panier percé qui secoue la salade. Bien qu’il partage avec la vinaigrette le sens argotique de véhicule policier (notamment dans le Nord comme à Lille), il ne dérive pas de celle-ci étymologiquement : l’un renvoie aux secousses d’un panier, l’autre aux charrettes des vinaigriers.
Les petites voitures des marchands de vinaigre sont des charrettes légères à deux roues, compactes et maniables, que les vinaigriers tirent à la main pour transporter fûts ou bouteilles en ville, adaptées aux ruelles étroites. La vinaigrette (véhicule pour passagers) prend son nom de leur ressemblance frappante : petite taille, structure rustique ; le terme évoque parfois les secousses du trajet, comme lorsque l’on agite une vinaigrette.
On attribue souvent à Blaise Pascal l’invention, ou du moins l’amélioration, de cette brouette-chaise à porteurs à deux roues que l’on appelle aussi vinaigrette, mais les sources soulignent l’absence de preuve formelle et parlent plutôt d’une tradition tenace. Les textes s’accordent en revanche à dire que Pascal met effectivement au point, en 1662, les premiers services de transport en commun parisiens avec ses « carrosses à cinq sols », ce qui renforce a posteriori l’association de son nom avec les innovations de transport individuel ou collectif.
Blaise Pascal est un inventeur de génie mais il semble qu’il n’y connaissait rien en cuisine.
