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13 DÉCEMBRE

Bonne fête aux Lucie

Et plus important : c’est aujourd’hui la Journée internationale de la raclette.

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2003 – Arrestation de Saddam Hussein en Irak
Le 13 décembre 2003, les forces américaines capturent Saddam Hussein près de Tikrit. L’ancien président irakien, renversé quelques mois plus tôt, est découvert caché dans un abri souterrain. Son arrestation marque un tournant symbolique dans l’intervention en Irak, bien que le pays reste plongé dans l’instabilité et les violences dans les années suivantes.

1981 – 1ère diffusion de Magnum en France
Le 13 décembre 1981, la série américaine Magnum arrive sur les écrans français. Portée par Tom Selleck, elle met en scène un détective privé à Hawaï mêlant action, humour et enquêtes. La série devient rapidement populaire grâce à son héros charismatique et son esthétique ensoleillée, marquant durablement la culture télévisuelle des années 1980.

1973 – Sortie du film Mais où est donc passée la septième compagnie ?
Le 13 décembre 1973 sort en France cette comédie de Robert Lamoureux. Le film raconte les péripéties de soldats français fuyant l’avancée allemande en 1940. Son humour bon enfant et ses personnages attachants en feront un classique du cinéma populaire, donnant naissance à deux suites et s’inscrivant durablement dans l’imaginaire collectif.

1937 – Prise de Nankin par les troupes japonaises
Le 13 décembre 1937, l’armée japonaise s’empare de Nankin, alors capitale chinoise. S’ouvre alors un massacre de masse : exécutions, violences et atrocités causent la mort de centaines de milliers de civils et prisonniers. Cet épisode, l’un des plus tragiques de la guerre sino-japonaise, reste un traumatisme profond dans l’histoire de l’Asie.

1920 – Création de la société Haribo
Le 13 décembre 1920, Hans Riegel fonde à Bonn l’entreprise Haribo, acronyme de Hans Riegel Bonn. La société commence par produire des confiseries artisanales avant de créer, en 1922, les célèbres ours en gélatine. Haribo deviendra l’un des leaders mondiaux du bonbon, symbole d’une industrie sucrée populaire et internationale.

1642 – Découverte européenne de la Nouvelle-Zélande
Le 13 décembre 1642, Abel Tasman, navigateur hollandais, atteint les côtes de la Nouvelle-Zélande, premier Européen à le faire. Son expédition cartographie partiellement les lieux mais ne mène pas à une installation durable. Cette découverte ouvre néanmoins la voie aux futures explorations européennes du Pacifique au XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.

Les naissances et décès notables

1989 – Naissance de Taylor Swift, chanteuse américaine
1976 – Naissance de Rama Yade, femme politique française

2008 – Décès de Horst Tappert, acteur allemand, interprète de l’Inspecteur Derrick


Un peu de bonne humeur

Un indien heureux

Dans le désert du Névada, une touriste est tombée en panne d’essence. Pas une seule voiture en vue. Heureusement arrive un Indien à cheval qui s’arrête et lui dit :

- Montez derrière moi, je vais vous emmener à la prochaine station-service…

Et il repart avec elle au galop… Pendant tout le parcours, il crie : « Youpi ! Yahoo !» Il la dépose à la station et s’éloigne en lançant des « Youpi ! Yahoo !» à tout vent.

- Il avait l’air drôlement joyeux l’Indien ! dit le pompiste à la touriste. Qu’est-ce que vous lui avez fait ?

- Je ne sais pas ! Rien du tout ! J’étais derrière lui sur le cheval, les bras passés autour de sa taille, et je me tenais au pommeau de sa selle.

- Mais ma petite dame, vous ne savez pas que les Indiens montent toujours sans selle ?

 

Les bretons, de super employés – Anonyme

Pourquoi les bretons font de super employés ? Bien évidemment, parce qu'ils excellent dans tous les dolmens.

 

Séchoir topissime

Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.

Un peu de français

« Tchin-tchin » ?

L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.

Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.

 

« Conchage » ?

Le conchage est un procédé essentiel de fabrication du chocolat. Il consiste à malaxer la pâte de cacao dans une conche à une température de 50 à 85 °C pendant quelques heures à plusieurs jours. Ce processus affine la texture, élimine les arômes acides volatils et développe les notes chocolatées pour une onctuosité optimale.

Avant le conchage, le chocolatier reçoit du cacao brut, sous forme de fèves torréfiées ou de liqueur de cacao pure, sans additifs. Il ajoute ensuite lui-même le sucre, le lait en poudre, le beurre de cacao et d'autres ingrédients selon sa recette, avant de raffiner la pâte entre cylindres pour réduire les particules à environ 20 microns et obtenir une homogénéité granuleuse. Les additifs comme la lécithine s'incorporent ultérieurement par le chocolatier pour fluidifier ou prolonger la conservation.

Les types de conchage varient selon la température, la durée et les ajouts pour adapter le résultat final. Le conchage à sec brasse longuement sans eau à 50-85 °C, affinant lentement la texture, évacuant les acides volatils et développant des arômes riches et onctueux sur plusieurs jours, idéal pour les chocolats artisanaux traditionnels. Le conchage liquide incorpore du beurre de cacao pour fluidifier la masse, intensifier les arômes et obtenir une consistance lisse et brillante, souvent en phase finale. Le conchage humide accélère le processus avec de l'eau pour libérer rapidement les impuretés, produisant un résultat plus rapide mais potentiellement moins raffiné et onctueux, adapté à l'industrie. Enfin, le conchage à froid, à basse température sans eau ni chauffage excessif, préserve les arômes originels du cacao et évite l'oxydation, bien que rare en raison de sa complexité et réservé aux productions de la fève à la barre haut de gamme.

Savais-tu que...

Colonisation française du Mississippi

< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.

Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.

L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.