Bonne fête aux Théophile
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2011 – Découverte des exoplanètes Kepler-20e et Kepler-20f
Les astronomes annoncent l’identification de Kepler-20e et Kepler-20f, premières exoplanètes confirmées de taille comparable à celle de la Terre. Détectées grâce au télescope spatial Kepler, elles orbitent autour d’une étoile semblable au Soleil. Bien que trop proches de leur étoile pour être habitables, leur découverte marque une étape majeure dans la recherche de mondes rocheux et renforce l’idée que des planètes terrestres sont communes dans la galaxie.
2007 – Vol du Portrait de Suzanne Bloch
Le tableau de Pablo Picasso est dérobé dans un musée de Zurich lors d’un cambriolage spectaculaire. Estimée à environ 50 millions d’euros, l’œuvre est l’un des chefs-d’œuvre de la période bleue du peintre. Le vol suscite une forte émotion dans le monde de l’art et relance les débats sur la sécurité des musées. Le tableau sera retrouvé quelques années plus tard, relativement intact, après une enquête internationale.
1951 – Mise en service de la première centrale nucléaire du monde
Aux États-Unis, l’Experimental Breeder Reactor I devient la première installation nucléaire à produire de l’électricité. Bien que modeste, cette centrale expérimentale prouve la faisabilité de l’énergie nucléaire civile. Elle ouvre la voie au développement des réacteurs commerciaux et à l’essor mondial du nucléaire, perçu alors comme une source d’énergie prometteuse, avant que n’émergent des débats sur les risques et les déchets.
1922 – Affaire du corbeau de Tulle : condamnation d’Angèle Laval
Angèle Laval est reconnue coupable d’avoir envoyé anonymement des lettres diffamatoires à plusieurs habitants de Tulle. Cette affaire judiciaire, l’une des premières du genre largement médiatisées, met en lumière les dégâts sociaux causés par la dénonciation anonyme. Elle inspire de nombreuses réflexions sur la psychologie des auteurs de lettres anonymes et influence durablement la jurisprudence française en matière de diffamation.
1917 – Création de la Tcheka bolchévique
Le nouveau pouvoir soviétique fonde la Tcheka, police politique chargée de lutter contre la contre-révolution et le sabotage. Dotée de pouvoirs étendus, elle joue un rôle central dans la Terreur rouge. Ancêtre du GPU, du NKVD puis du KGB, la Tcheka incarne la naissance de l’appareil répressif soviétique et marque durablement l’histoire politique et sécuritaire de l’URSS.
1848 – Abolition de l’esclavage à La Réunion
L’abolition de l’esclavage est proclamée à La Réunion, dans le cadre du décret appliqué à l’ensemble des colonies françaises. Des dizaines de milliers d’esclaves accèdent à la liberté, bouleversant profondément l’organisation économique et sociale de l’île. Cet événement majeur marque une rupture historique, même si les anciens esclaves restent confrontés à de fortes inégalités et à des conditions de travail difficiles.
1812 – Première publication des Contes de l’enfance et du foyer
Les frères Jacob et Wilhelm Grimm publient la première édition de leur recueil de contes populaires allemands. Destinés initialement à préserver le patrimoine oral, ces récits comme Blanche-Neige ou Hansel et Gretel connaissent un succès durable. Leur travail influence profondément la littérature jeunesse et contribue à la transmission de mythes et de valeurs à travers les générations.
Les naissances et décès notables
1998 – Naissance de Kylian Mbappé, footballeur international français
1961 – Naissance de Yvan Le Bolloc’h, animateur, acteur et musicien français
2016 – Décès de Michèle Morgan (Simone Roussel), actrice française
2001 – Décès de Léopold Sédar Senghor, poète, essayiste, académicien et président de la République du Sénégal
1968 – Décès de John Steinbeck, romancier et scénariste américain, prix Nobel de littérature en 1962
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.
Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.
Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.
Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.
Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.
Un peu de bonne humeur
Prêt entre amis
Deux couples d’amis jouent aux cartes.
Claude fait tomber ses cartes par terre et en se baissant pour les ramasser sous la table, il s’aperçoit que la copine de David, Jessica, n’a pas de culotte ! Surpris, il se cogne la tête et ressort tout rouge.
Plus tard quand il va à la cuisine chercher quelques bières, Jessica le suit et demande : As-tu vu quelque chose qui te plaisait sous la table ?
Claude dit : Oui, ça m’a plu !
Elle lui fait un clin d’oeil, sourit et dit: Tu peux l’avoir pour 100 euros.
Après une ou deux minutes d’hésitation, Claude répond qu’il est intéressé. Elle lui dit que puisque David travaille les vendredis après-midi et pas Claude, qu’il vienne chez elle vendredi vers 14h00. Ce qu’il fit bien sur.
Après avoir payé les 100 euros, ils vont dans la chambre et font l’amour dans toutes les positions pendant 2 heures puis Claude s’en va.
David rentre vers 18h00 et demande : Est-ce que Claude est venu cet après-midi ?
Choquée, Jessica répond : Oui, il est passé quelques minutes.
– Et est-ce qu’il t’a donné 100 euros ?
(Elle pense: « Zut, il est au courant ! »)
A regret : Oui, il m’a donné 100 euros.
– Très bien, dit David, Claude est passé à mon bureau ce matin et m’a emprunté 100 euros et il a dit qu’il passerait chez nous pour me les rendre. C’est super d’avoir des amis honnêtes !
Esclave et travail – Anonyme
Les esclaves au moins, ils avaient du boulot ! - Brève de comptoir
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
« Bistrot » ?
Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.
La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.
