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3 JANVIER

Bonne fête aux Geneviève

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2009 – Lancement du bitcoin
Le 3 janvier 2009, Satoshi Nakamoto mine le premier bloc de la blockchain, le « genesis block ». Cet acte marque la naissance du bitcoin, première monnaie numérique décentralisée fondée sur la technologie blockchain. Ce lancement survient en pleine crise financière mondiale et propose une alternative aux systèmes bancaires traditionnels contrôlés de manière centralisée.

2005 – 1ère diffusion de la série Kaamelott, sur M6
Le 3 janvier 2005, M6 diffuse pour la première fois Kaamelott, série humoristique d’Alexandre Astier revisitant la légende arthurienne. Mélangeant comique de situation, dialogues ciselés et tonalité parfois dramatique, la série s’impose rapidement comme un phénomène culturel français, marquant durablement la télévision et son public.

1986 – Entrée en vigueur de la loi littoral (France)
Le 3 janvier 1986, la loi littoral entre en vigueur en France. Elle vise à protéger les espaces côtiers et à encadrer l’urbanisation afin de préserver paysages, biodiversité et accès publics. Ce texte fondateur impose des règles strictes sur la construction et l’aménagement en bord de mer, devenant un pilier du droit environnemental français.

1961 – Accident nucléaire du SL-1
Le 3 janvier 1961, le réacteur expérimental SL-1, situé dans l’Idaho, connaît une explosion due à une mauvaise manipulation d’une barre de contrôle. L’accident provoque la mort de trois militaires et reste le seul accident nucléaire aux États-Unis ayant causé des décès immédiats. Il entraîne une révision importante des protocoles de sécurité des réacteurs expérimentaux.

1959 – L’Alaska devient le 49e État américain
Le 3 janvier 1959, l’Alaska est officiellement admis comme 49e État des États-Unis. Territoire stratégique proche de l’Arctique et riche en ressources naturelles, son intégration est un événement majeur de la politique américaine. Cette adhésion marque aussi une étape décisive dans le développement économique et l’affirmation géopolitique de la région.

1925 – Mussolini revendique l’assassinat de Matteotti
Le 3 janvier 1925, Benito Mussolini prononce un discours où il assume la responsabilité politique du climat ayant conduit à l’assassinat du député socialiste Giacomo Matteotti. Cette intervention marque un tournant : Mussolini renforce son pouvoir en instaurant ouvertement une dictature fasciste, supprimant oppositions et libertés, scellant la fin de la démocratie parlementaire en Italie.

1911 – Siège de Sidney Street (Londres)
Le 3 janvier 1911, la police londonienne encercle des anarchistes armés retranchés dans une maison de Sidney Street, dans l’East End. Le siège se transforme en affrontement violent, suivi d’un incendie mortel. L’événement attire l’attention en raison de la présence du ministre de l’Intérieur Winston Churchill sur les lieux et illustre les tensions sociales de l’époque.

1902 – Retour de l’impératrice Cixi dans la Cité interdite
Le 3 janvier 1902, après la répression de la révolte des Boxers par les puissances étrangères, l’impératrice-douairière Cixi revient à Pékin et réintègre la Cité interdite. Ce retour symbolise la restauration de l’autorité de la dynastie Qing, bien que fragilisée. Il ouvre une période de réformes forcées pour tenter de moderniser l’Empire face aux pressions internationales.

Les naissances et décès notables

2003 – Naissance de Greta Thunberg, militante écologiste ou climatique suédoise
1992 – Naissance de Delphine Wespiser, Miss France 2012
1975 – Naissance de Thomas Bangalter, musicien français du groupe Daft Punk
1969 – Naissance de Michael Schumacher, pilote de F1 allemand
1956 – Naissance de Mel Gibson, acteur et réalisateur américain
1950 – Naissance de Victoria Principal, actrice américaine
1929 – Naissance de Sergio Leone, cinéaste et réalisateur italien
1924 – Naissance de André Franquin, dessinateur de bande dessinée belge
1892 – Naissance de John Ronald Reuel « J. R. R. » Tolkien, philologue et écrivain britannique

2022 – Décès de Igor Bogdanoff, co-animateur avec son frère Grichka et auteur français de vulgarisation
1989 – Décès de Robert Thomas, auteur dramatique, comédien, metteur en scène et réalisateur français
1967 – Décès de Jack Ruby (Jacob Leon Rubenstein), assassin américain de Lee Harvey Oswald

Un peu de bonne humeur

D’après ma voyante,
si j’aperçois un canard blanc sur un lac,
c’est peut-être un signe
. 😉



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Education sexuelle dans le grand monde

Une lady dit à son époux :
– Darling, Jeremy va avoir seize ans. Il faut l’informer des mystères de la vie, c’est à vous de le faire. Mais c’est un enfant sensible. Alors parlez-lui des abeilles, des pigeons, des chevaux…
– Entendu, my dear.

Et le duc va voir son fils :
– Jeremy, vous vous souvenez de ce que nous avons fait à Londres la semaine dernière avec ces deux charmantes personnes ?
Eh bien, votre mère vous fait dire que pour les abeilles, les pigeons et les chevaux, c’est pareil.

 

Ah le progrès !

😏 Au commencement, tout était bio et gratuit... ensuite, le progrès est arrivé.

Mort pour avoir eu raison

En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.

Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.

Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.

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Savais-tu ?

Taximètre et odomètre

Le taximètre est un appareil embarqué dans les taxis qui calcule le prix d'une course en combinant la distance parcourue, le temps écoulé et divers suppléments. Il est inventé en 1891 à Berlin par Friedrich Wilhelm Gustav Bruhn, même si des précurseurs existent avant lui : le magicien-horloger Robert-Houdin conçoit un ancêtre de l'appareil dans les années 1840, et les Romains utilisent déjà des systèmes à billes pour mesurer les courses. Le mot « taxi » est par ailleurs une abréviation de « taximètre » utilisée progressivement pour désigner le véhicule, formé du grec taxi (tarif) et metron (mesure).

L'odomètre et le taximètre partagent une base technique commune, mais remplissent des fonctions différentes. L'odomètre mesure uniquement la distance totale parcourue par un véhicule depuis sa mise en service, sans aucune fonction tarifaire. Le taximètre, lui, va plus loin en intégrant la mesure du temps et en calculant un prix : il se remet à zéro à chaque course et est soumis à une réglementation stricte.

L'odomètre est l'un des instruments les plus anciens de l'histoire. Vitruve en décrit une version mécanique au Ier siècle av. J.-C., et certains en attribuent l'invention à Archimède. Des dispositifs similaires existent également dans la Chine ancienne dès le IIIe siècle, et Léonard de Vinci en conçoit des plans perfectionnés à la Renaissance. Ce n'est qu'au XIXe siècle, avec l'essor de l'automobile, que l'odomètre devient un instrument standardisé à bord des véhicules, avant de passer à des versions électroniques au XXe siècle.

Le système décrit par Vitruve repose sur un principe mécanique ingénieux. Une roue dentée est fixée à la roue du véhicule et tourne avec elle. À chaque tour complet de cette roue dentée, elle entraîne un engrenage secondaire d'un cran. Après un certain nombre de tours correspondant à une distance prédéfinie — environ 1 500 mètres pour les Romains —, cet engrenage actionne un petit mécanisme qui fait tomber un caillou depuis un réservoir supérieur dans un récipient inférieur. À la fin du trajet, il suffit de compter les cailloux accumulés pour connaître la distance parcourue et calculer le prix de la course. Ce système, entièrement mécanique et sans aucune source d'énergie extérieure, illustre avec élégance le génie de l'ingénierie antique.

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Astuce

Glaçons à la plancha

Après la cuisson, laissez la plancha légèrement chaude (plus tiède que brûlante), jetez quelques glaçons sur la surface puis poussez la glace fondue et les résidus avec une spatule en bois ou une raclette vers le bac à graisse — la vapeur et le choc thermique ramollissent et décollent la graisse sans frotter.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Jimmy Chan - Pexels

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !

PLAF

VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...

…PUTAIN !

En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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