Aujourd’hui à la une
Les célébrations notables
Bonne fête aux Nadège
Jour du génie, 2ème jour complémentaire du calendrier révolutionnaire français
Journée internationale du bambou
Les évènements notables
2010 – Philippe Croizon, amputé des 4 membres, traverse la Manche à la nage
Le 18 septembre 2010, Philippe Croizon, amputé des bras et des jambes à la suite d’un accident électrique, réussit l’exploit de traverser la Manche à la nage en près de 14 heures. Parti de Folkestone (Angleterre) pour rejoindre Wissant (France), il devient un symbole de courage et de dépassement de soi. Son exploit attire l’admiration mondiale et inspire de nombreuses personnes en situation de handicap… lire l’article
1975 – Arrestation de Patricia Hearst
Le 18 septembre 1975, l’héritière américaine Patricia Hearst est arrêtée par le FBI après 19 mois de cavale. Enlevée en 1974 par l’Armée de libération symbionaise, un groupe révolutionnaire, elle avait ensuite rejoint ses ravisseurs et participé à des actions criminelles. Son procès, médiatisé, soulève un débat sur la manipulation psychologique et le syndrome de Stockholm… lire l’article
1919 – Conspiration des Black Sox avant le scandale des White Sox de Chicago
Le 18 septembre 1919, plusieurs joueurs des White Sox de Chicago acceptent de l’argent de parieurs corrompus liés au milieu du crime organisé pour truquer intentionnellement la prochaine série mondiale de baseball face aux Reds de Cincinnati. Ce scandale, révélé publiquement en 1920, aboutit à l’exclusion à vie de huit joueurs dont la star Shoeless Joe Jackson. L’affaire des Black Sox, comme on la surnomme, ébranle durablement la crédibilité du baseball américain et reste l’un des plus grands scandales sportifs de l’histoire.
1918 – Début de la bataille de la ligne Hindenburg
Le 18 septembre 1918, lors de la Première Guerre mondiale, les forces alliées lancent une offensive décisive contre la ligne Hindenburg, un puissant système défensif allemand sur le front occidental. L’attaque, marquée par des combats acharnés, permet aux Alliés de percer les lignes ennemies. Cet effondrement militaire contribue directement à la capitulation de l’Allemagne en novembre.
1873 – Panique à Wall Street
Le 18 septembre 1873 éclate la panique financière de Wall Street, provoquée par la faillite de la banque Jay Cooke & Company, lourdement investie dans les chemins de fer. L’effondrement entraîne une crise bancaire et boursière qui plonge les États-Unis dans une longue dépression économique, appelée la « Grande Dépression du XIXᵉ siècle », qui durera jusqu’en 1879.
1812 – Fin de l’incendie de Moscou
Le 18 septembre 1812, l’incendie qui ravageait Moscou depuis l’entrée des troupes napoléoniennes quatre jours plus tôt s’éteint enfin, laissant la ville en ruines. Environ les trois quarts des bâtiments sont détruits. Napoléon, installé au Kremlin épargné par les flammes, attend en vain une capitulation russe qui ne viendra jamais. Ce désastre contraint l’armée française à entamer le 19 octobre sa retraite catastrophique vers l’ouest dans un hiver précoce et meurtrier, scellant le début de la fin de l’épopée napoléonienne.
1811 – Création du bataillon des sapeurs-pompiers de Paris
Le 18 septembre 1811, à la suite de l’incendie meurtrier de l’ambassade d’Autriche à Paris, Napoléon Ier signe le décret créant le bataillon des sapeurs-pompiers de Paris. Ce corps militaire spécialisé dans la lutte contre le feu remplace les anciennes compagnies civiles. Depuis, les pompiers de Paris constituent l’un des symboles de courage et de discipline au service des habitants de la capitale.
Les naissances et décès notables
1986 – Naissance de Renaud Lavillenie, perchiste français
1971 – Naissance de Lance Armstrong, cycliste sur route américain
1966 – Naissance de Isabelle Demongeot, joueuse de tennis puis entraîneur française
1961 – Naissance de Bernard Werber, écrivain français (Les fourmis, Les Thanatonautes, L’arbre des possibles, Le Cycle des dieux)
1905 – Naissance de Greta Garbo, actrice suédoise (La chair et le diable, La Reine Christine, Anna Karénine, Le Roman de Marguerite Gautier, Ninotchka)
2018 – Décès de Jean Piat, acteur français, sociétaire honoraire de la Comédie Française
2004 – Décès de Russell Albion « Russ » Meyer, réalisateur américain principalement connu pour ses films de sexploitation
1970 – Décès de Johnny Allen « Jimi » Hendrix, chanteur et guitariste américain
1180 – Décès de Louis VII dit « le Jeune », roi de France de 1137 à 1180
Un peu de bonne humeur
A qui donner le sein ?
😏 Les seins, c'est comme les trains électriques : c'est fait pour les enfants mais c'est papa qui joue avec.
La révolution des robots
😲 En Chine, ils ont inventé un robot policier : en 5 minutes, il a capturé 10 voleurs.
😏 A Marseille, on en a acheté un : en 1 minute, ils ont volé le robot.
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Savais-tu ?
Tribord ou bâbord ?
Pourquoi parle-t-on de tribord et bâbord au lieu de droite et gauche. Ces deux termes viennent du vocabulaire maritime néerlandais médiéval, passé en français à la fin du Moyen Âge. Ils remplacent des repères plus vagues comme « gauche » et « droite » afin d’éviter toute ambiguïté.
Tribord remonte à stierboord ou stuurboord selon les formes, avec stier/stuur lié au gouvernail et boord au bord du navire. Le sens initial est donc « le côté du gouvernail », car l’aviron de gouverne est alors placé à droite du bateau avant l’apparition du gouvernail central.
Bâbord vient de l’ancien néerlandais bakboord, bak signifiant « dos » et boord « bord, côté du bateau ». L’idée est donc celle du « côté qu’on a dans le dos », parce que le pilote se place alors historiquement de manière à avoir ce côté derrière lui.
Astuce
La haie plessée : une clôture vivante
La haie plessée est une clôture vivante, tressée à partir des branches mêmes de la haie. On entaille chaque brin à sa base, on le plie presque à l’horizontale, puis on l’entrelace autour de piquets ou d’autres branches : l’arbre reste vivant et la barrière se densifie avec le temps.
Ce savoir-faire paysan, appelé plessage, sert traditionnellement à enclore le bétail, protéger les cultures et régénérer la haie. Il fournit aussi du bois de chauffage et donne au bocage son allure si particulière.
Le geste demande de la patience : une serpe bien affûtée, des piquets, quelques liens végétaux, et surtout un œil attentif à la sève. Car tout repose sur un équilibre fragile : le brin se couche, mais conserve une bande vivante qui l’alimente encore.
Aujourd’hui, la haie plessée retrouve de l’intérêt. Elle remplace volontiers le grillage, abrite oiseaux, hérissons et insectes, et transforme une simple limite de terrain en un ouvrage à la fois utile, écologique et beau.
Une clôture, donc — mais une clôture qui fleurit, se régénère et fait partie du paysage.
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
