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3 FÉVRIER

Bonne fête aux Blaise

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1962 – Embargo des États-Unis contre Cuba
Les États-Unis instaurent un embargo commercial total contre Cuba, à la suite de la révolution menée par Fidel Castro et du rapprochement de l’île avec l’URSS. Cette mesure vise à isoler économiquement le régime communiste et à provoquer son affaiblissement politique. L’embargo, renforcé au fil des décennies, devient l’un des symboles majeurs de la guerre froide et reste en grande partie en vigueur aujourd’hui.

1919 – Évasion d’Éamon de Valera des geôles anglaises
Le leader nationaliste irlandais Éamon de Valera s’évade de la prison de Lincoln grâce à la complicité de sympathisants. Figure centrale de la lutte pour l’indépendance de l’Irlande, il reprend rapidement son rôle politique et militaire. Son évasion renforce son prestige auprès des indépendantistes et contribue à son ascension comme futur chef d’État et artisan de la souveraineté irlandaise.

1557 – Retraite de Charles Quint au monastère de Yuste
L’empereur Charles Quint se retire au monastère de Yuste, en Castille, après avoir abdiqué ses multiples couronnes. Épuisé par des décennies de guerres et de responsabilités, il choisit une vie de relative solitude, entouré de quelques proches. Cette retraite marque la fin symbolique d’un règne ayant façonné l’Europe du XVIᵉ siècle et l’équilibre des grandes puissances.

1547 – Mariage d’Ivan IV le Terrible avec Anastasia Romanovna
Ivan IV, premier tsar de Russie, épouse Anastasia Romanovna Zakharine. Ce mariage renforce son pouvoir et l’ancre dans une noblesse appelée à devenir la dynastie Romanov. Anastasia est réputée pour son influence modératrice sur le tsar, dont le caractère s’assombrira après sa mort. Cette union joue un rôle clé dans les débuts du règne d’Ivan le Terrible.

1509 – Victoire navale de Diu des Portugais
La bataille navale de Diu voit la flotte portugaise vaincre une coalition musulmane dans l’océan Indien. Cette victoire décisive assure au Portugal la maîtrise des grandes routes maritimes entre l’Europe et l’Asie. Elle permet l’établissement d’un vaste empire commercial portugais et marque le début de la domination européenne sur le commerce maritime oriental.

1014 – Mort de Sven Ier de Danemark
Le roi Sven Ier de Danemark meurt alors qu’il vient de conquérir l’Angleterre, mettant fin à son bref règne sur le royaume anglais. Son fils Knut le Grand lui succède et consolide rapidement son autorité. Cet épisode s’inscrit dans l’expansion viking en Europe du Nord et annonce l’émergence d’un puissant empire scandinave au début du XIᵉ siècle.

Les naissances et décès notables

1987 – Naissance de Gérémy Crédeville, humoriste, comédien et chroniqueur français
1971 – Naissance de Vincent Elbaz, acteur français
1964 – Naissance de Corinne Masiero, actrice française

2007 – Décès de André Bézu, humoriste et chanteur d’ambiance français
1989 – Décès de John Cassavetes, cinéaste américain
1959 – Décès de Buddy Holly, chanteur américain, compositeur de rock ’n’ roll
1468 – Décès de Johannes Gutenberg, imprimeur allemand, inventeur de l’imprimerie en Occident



Un peu de bonne humeur

App pour parachutiste

Pour améliorer la sécurité des parachutistes, une toute nouvelle application vient de voir le jour.

Image IA

 

Hitler et le vin blanc – Pierre Bénichou

Hitler ne buvait jamais de vin blanc, ça le rendait méchant.

La catastrophe d’Erfurt

Nous sommes en 1184, à Erfurt, en Allemagne. L’ambiance est tendue, les costumes sont somptueux, et la réunion est ultra importante : le roi Henri VI convie toute l’élite du Saint-Empire pour régler un conflit politique majeur. Pas de champ de bataille, pas d’épée, pas de drame chevaleresque… juste une salle de réunion avec, malheureusement, un plancher en bois plus que fatigué.

Comme on peut s'en douter, le plancher cède. D’un seul coup. nobles, évêques, comtes et autres grands noms de l’époque dégringolent au rez-de-chaussée… puis encore un peu plus bas, dans la fosse des latrines. Certains meurent sur le coup, d’autres se noient dans les excréments ou suffoquent sous les émanations. Un vrai scénario catastrophe comptant tout de même une soixantaine de mort parmi l'élite politique de l'époque.

Les principaux protagonistes de la réunion, dont le roi Henri VI et l’archevêque Conrad, survivent en s’accrochant tant bien que mal à des barreaux de fenêtre. Les victimes varient selon les chroniques mais jamais on ne parle des secours qui doivent intervenir dans des conditions disons... irrespirables.

Résultat : la dispute politique reste non résolue, personne n'est accusé d'un attentat putride mais voilà tout de même une affaire plus que nauséabonde. En tout cas, on peut dire que la noblesse n’a jamais été aussi proche du peuple… ni aussi proche du fond.

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Savais-tu ?

Le Tour de France organisé par L’Auto !

Le journal L’Auto naît en 1900 dans un climat de rivalité très vive avec Le Vélo, qui domine déjà la presse sportive. Au départ, le nouveau titre s’appelle L’Auto-Vélo, car il reprend volontairement le mot « vélo » pour montrer qu’il entre sur le même terrain que son concurrent et pour profiter de la notoriété déjà acquise par ce mot auprès du public. Cette proximité provoque justement un conflit avec Le Vélo, qui voit dans ce titre une tentative de confusion et une attaque directe ; le journal obtient alors, par la voie judiciaire, que son rival abandonne cette appellation et devienne simplement L’Auto.

Pour dépasser son rival, L’Auto imagine en 1903 une grande course cycliste par étapes autour de la France. L’idée est simple mais brillante : créer un événement capable de passionner le public, d’augmenter les ventes du journal et de marquer durablement les esprits. Le succès est immense, et le Tour de France s’impose peu à peu comme une compétition majeure qui dépasse largement le cadre du journal. En 1919, la couleur distinctive du leader de l'épreuve est définie en référence à L'Auto qui est imprimé sur papier jaune.

59 FORÇATS À VÉLO POUR UN TOUR DE FRANCE DANTESQUE  1er juillet 1903

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Astuce

Boisson de fin de repas

Après un bon repas, offrez-vous une tasse d’eau chaude parfumée au citron, adoucie d’une touche de miel. Elle réchauffe, apaise et prolonge doucement le plaisir du moment.

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Un instant en ce bas monde

En voilà une belle soirée. Madame reçoit la bonne société locale. Ses chers amis sont tous là, accompagnés de leur épouse, tous et toutes dans leur plus belle tenue. Les conversations vont bon train. Vous savez ce que c’est : « Mais oui, bien sûr, très chère », « Oh non, si peu, mon ami », « J’ai cru ouïe dire, effectivement »…

Madame semble cependant contrariée. Discrètement, elle prend à part son mari :

— Mon ami, je m’absente un instant.
— Tout va bien, ma douce ?
— Oui, ne vous inquiétez pas… juste un petit besoin naturel. Si quelqu’un me demande, je suis allée déposer les enfants à la piscine.

Le mari, nullement surpris bien qu’ils n’aient point d’enfant :
— Mais bien sûr, ma chère. Allez donc changer l’eau du poisson.

Et Madame de s’échapper discrètement du côté de ce lieu où le roi se rend toujours seul.

L’art délicat de l’excuse élégante

De bien entendu, il ne s’écoule pas cinq minutes avant que l’une des convives ne s’écrie :
— Mais où diable se trouve donc votre épouse, cher ami ?

« Mais pourquoi faut-il que ce soit justement la plus “prout-prout” de l’assemblée qui pose cette question », se dit Monsieur en souriant in petto. Il lui répondrait bien que sa femme est allée « sortir la quiche au bord du four », mais impossible : pourquoi aller déranger le personnel en cuisine pour si peu ? Pour une quiche, qui plus est. Et l’excuse d’aller démouler une terrine ou de sortir le cake du four ne convient pas mieux. Quel dilemme !

Devant l’embarras du mari, un invité avisé s’approche et rassure la quémandeuse :
— Il me semble l’avoir vue aller donner à manger aux canards.

Le mari souffle :
— Oui, elle est allée faire le tour du cabanon. Elle va sûrement revenir sans tarder.

— Mais quelle idée ! s’exclame l’importune.

« Ah », pense le mari, un peu plus excédé, « n’est-il pas possible de déposer le bilan tranquillement ? » L’envie de lâcher le morceau le tenaille : « Elle est simplement allée caguer, voyons ! » Mais cette dame ignore probablement ce que c’est que d’aller nourrir les cagoinces.

Le retour triomphal de Sa Majesté

Le mari ne sait plus quoi dire ni quoi faire quand sa chère aimée réapparaît, semble-t-il bien aise. Quelle est belle en cet instant, après être allée compter fleurette à dame nature ! Elle les rejoint d’une démarche chaloupée, indiquant que, par bonheur, le temps de faire parler le joufflu se trouve révolu. Revenant de sa méditation express sur le trône, la reine de la soirée navigue avec élégance d’un convive à l’autre, l’esprit serein, comme si elle venait d’envoyer un fax à la Lyonnaise des eaux.

Madame s’approche enfin du petit groupe.
— Ah, vous voilà, ma chère ! s’exclame l’ingénue, toujours plus curieuse. Votre mari me confiait que vous aviez des canards. Quelle idée de les nourrir à cette heure !
— Des canards ? Mais, par Jacob Delafon, que raconte cette femme ! Vite, vite, terrain miné, jeter du lest.
— Mais non, très chère, je suis juste allée refaire le crépi.
— Le crépi ! Que c’est cocasse ! Vous me ferez toujours rire.

Morale de l’histoire (si tant est qu’il y en ait une)

Ainsi s’achève l’épisode du côté obscur, sur le point de reprendre du poil de la bête. Pas de quoi en chier une pendule, avez-vous peut-être envie de vous esclaffer, mais vous reconnaîtrez bien volontiers l’inconfort d’une telle situation. Peut-être que cette anecdote vous sauvera un jour d’une gêne somme toute bien naturelle.

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Espace lecture

Druss la Légende : le cœur battant du cycle de Drenaï

Si vous aimez l’heroic fantasy où les héros ont des muscles, des cicatrices et une âme, le cycle de Drenaï de David Gemmell est fait pour vous. Et au centre de ce monde, il y a un nom qui résonne comme un coup de hache : Druss.

Le cycle de Drenaï, c’est avant tout une saga en 11 romans, construite autour d’un même royaume imaginaire, le Drenaï, et de ses peuples en guerre. On y trouve des batailles épiques, des quêtes désespérées, des mercenaires, des démons et, surtout, des héros qui portent leurs valeurs à bout de bras : courage, loyauté, sacrifice. Chaque livre peut se lire indépendamment, mais tous tissent peu à peu la légende d’un monde où l’histoire se forge dans le sang et l’honneur.

Druss est la figure la plus emblématique de ce cycle. Guerrier à la hache, surnommé « la Légende », il est à la fois craint et respecté dans tout le monde drenaï. Dans le roman Druss la Légende, Gemmell revient aux sources du personnage. On y découvre un jeune homme ordinaire, bûcheron hargneux mais mari tendre, vivant paisiblement avec son épouse bien-aimée, Rowena. Lorsque des mercenaires envahissent son village, massacrent les siens et enlèvent Rowena, Druss bascule. Armé de Snaga, la hache de son grand-père, il se lance dans une quête de vengeance qui le mènera aux confins du monde connu. De lutteur à mercenaire, de tueur à sauveur, il deviendra peu à peu cette figure mythique qui, plus tard, défendra des places fortes comme Skeln Pass et Dros Delnoch.

Ce qui fait la force de Druss, c’est qu’il n’est pas un demi-dieu : c’est un homme, violent et rustre, mais épris de justice, marqué par la perte et la rage. Dans un genre où les héros sont parfois trop parfaits, Gemmell offre un personnage brut, imparfait, mais profondément humain - ce qui rend sa « légende » d’autant plus crédible et attachante.

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