Bonne fête aux Robert
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1993 – Monica Seles poignardée en plein match par un supporter de Steffi Graf
Le 30 avril 1993, lors d’un tournoi à Hambourg, Monica Seles, alors numéro une mondiale, est poignardée dans le dos entre deux jeux par Günter Parche, un fan obsessionnel de Steffi Graf. La blessure est physiquement légère, mais le traumatisme psychologique est profond. Seles s’éloigne des courts pendant plus de deux ans avant de reprendre sa carrière.
1975 – Chute de Saïgon, fin de la guerre du Viêt Nam
Le 30 avril 1975, les chars de l’armée nord-vietnamienne enfoncent les grilles du palais présidentiel de Saïgon, marquant l’effondrement du régime sud-vietnamien. C’est la fin d’un conflit qui aura duré vingt ans, fait des millions de morts et profondément divisé l’Amérique. Les images de l’évacuation chaotique par hélicoptère de l’ambassade américaine restent iconiques.
1961 – Leonid Rogozov s’opère lui-même d’une appendicite
Le 30 avril 1961, le médecin soviétique Leonid Rogozov, seul chirurgien de la base antarctique Novolazarevskaïa, ressent les symptômes d’une appendicite aiguë. Aucune évacuation n’étant possible, il pratique lui-même son opération sous anesthésie locale, guidé par un miroir, assisté de deux collègues. L’intervention dure 1h45. Il se remet complètement en deux semaines.
1945 – Libération du camp de concentration de Ravensbrück
Le 30 avril 1945, les troupes soviétiques libèrent Ravensbrück, le principal camp de concentration nazi réservé aux femmes, situé en Allemagne à 80 km au nord de Berlin. Ouvert en 1939, il avait accueilli plus de 130 000 femmes de toute l’Europe. Des milliers y périrent d’épuisement, de maladie, d’exécutions ou dans les chambres à gaz installées en 1944.
1916 – L’Allemagne, premier pays à adopter l’heure d’été
Le 30 avril 1916, l’Allemagne et son alliée l’Autriche-Hongrie avancent leurs horloges d’une heure, devenant les premiers pays à instaurer officiellement l’heure d’été. L’objectif est d’économiser le charbon en période de guerre en profitant mieux de la lumière naturelle. Le Royaume-Uni et la France leur emboîtent le pas quelques semaines plus tard.
1863 – Bataille de Camerone, événement fondateur de la Légion étrangère
Le 30 avril 1863, au Mexique, une compagnie de 65 légionnaires commandée par le capitaine Danjou affronte plusieurs milliers de soldats mexicains près du hameau de Camerone. Plutôt que de se rendre, les légionnaires se battent jusqu’au dernier. Trois survivants chargent à la baïonnette. Cet épisode d’héroïsme désespéré devient la référence morale absolue de la Légion étrangère.
1827 – Le dey d’Alger soufflette le consul de France
Le 30 avril 1827, lors d’une audience tendue, Hussein Dey, régent d’Alger, frappe le consul général de France Pierre Deval avec son chasse-mouches, l’insultant publiquement. Le différend porte sur des dettes commerciales non réglées. Cet « affront » diplomatique sera brandi par la France comme prétexte à une expédition militaire qui aboutira à la conquête d’Alger en juillet 1830.
1803 – Napoléon vend la Louisiane aux États-Unis
Le 30 avril 1803, à Paris, la France cède aux États-Unis le territoire immense de la Louisiane pour 60 millions de francs, soit environ 15 millions de dollars. Napoléon, qui a renoncé à son empire américain après la révolte de Saint-Domingue, préfère encaisser cette somme pour financer ses guerres en Europe. Cette vente double la superficie des jeunes États-Unis.
1789 – George Washington entre en fonction comme premier président des États-Unis
Le 30 avril 1789, à New York, alors capitale fédérale, George Washington prête serment et devient le premier président des États-Unis d’Amérique. La cérémonie se tient au Federal Hall, devant une foule enthousiaste. Washington prononce un discours d’investiture empreint de solennité et d’humilité, posant les bases d’une fonction et d’un rituel républicain appelés à durer.
711 – Tariq ibn Ziyad débarque en Espagne
Le 30 avril 711, le général berbère Tariq ibn Ziyad, à la tête d’environ 7 000 hommes, traverse le détroit de Gibraltar depuis l’Afrique du Nord et débarque dans la baie d’Algésiras. Le rocher qui domine le lieu prendra son nom : Djebel Tariq, devenu Gibraltar. Cette expédition lancée au nom du califat omeyyade marque le début de la conquête musulmane de la péninsule ibérique.
Les naissances et décès notables
1985 – Naissance de Gal Gadot, actrice israélienne
1982 – Naissance de Kirsten Dunst, actrice américaine
1955 – Naissance de Nicolas Hulot, animateur de télévision et homme politique français engagé dans la protection de l’environnement
2019 – Décès de Anémone (Anne Bourguignon), comédienne française
1989 – Décès de Sergio Leone, cinéaste italien
1989 – Décès de Guy Williams, acteur italo américain, ayant incarné Zorro dans la série télévisée
1945 – Décès de Adolf Hitler et Eva Braun, dictateur allemand et sa femme
1883 – Décès de Édouard Manet, peintre français majeur de la fin du XIXe siècle
1792 – Décès de John Montagu, amiral inventeur du sandwich
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Blonde cherchant logement
Une blonde se rend à la mairie pour une demande de logement où elle rencontre l’employé chargé ce genre de démarche.
– Asseyez-vous Madame… commençons par cibler quel type de logement vous conviendra le mieux.
– Allez-y, je suis prête, répond la blonde.
– Alors, que préférez-vous, l’habitat rural ou l’habitat urbain ?
– Ah non alors, celle de mon Édouard me suffit !
La catastrophe d’Erfurt
Nous sommes en 1184, à Erfurt, en Allemagne. L’ambiance est tendue, les costumes sont somptueux, et la réunion est ultra importante : le roi Henri VI convie toute l’élite du Saint-Empire pour régler un conflit politique majeur. Pas de champ de bataille, pas d’épée, pas de drame chevaleresque… juste une salle de réunion avec, malheureusement, un plancher en bois plus que fatigué.
Comme on peut s'en douter, le plancher cède. D’un seul coup. nobles, évêques, comtes et autres grands noms de l’époque dégringolent au rez-de-chaussée… puis encore un peu plus bas, dans la fosse des latrines. Certains meurent sur le coup, d’autres se noient dans les excréments ou suffoquent sous les émanations. Un vrai scénario catastrophe comptant tout de même une soixantaine de mort parmi l'élite politique de l'époque.
Les principaux protagonistes de la réunion, dont le roi Henri VI et l’archevêque Conrad, survivent en s’accrochant tant bien que mal à des barreaux de fenêtre. Les victimes varient selon les chroniques mais jamais on ne parle des secours qui doivent intervenir dans des conditions disons... irrespirables.
Résultat : la dispute politique reste non résolue, personne n'est accusé d'un attentat putride mais voilà tout de même une affaire plus que nauséabonde. En tout cas, on peut dire que la noblesse n’a jamais été aussi proche du peuple… ni aussi proche du fond.
Savais-tu ?
Que de médailles !
Les militaires nord‑coréens portent tellement de médailles qu’on croirait qu’ils ont gagné dix guerres à eux seuls, alors qu’aucun coup de feu n’a vraiment été tiré depuis la guerre de Corée.
En fait, ils cumulent les décorations de papa, de grand‑papa et parfois même de l’oncle éloigné. Au passage de Kim, qui sait pleurer à volonté est un héros.
Astuce
Prolonger les fleurs coupées
Voilà ce que me disait ma grand-mère : « Pour prolonger la beauté de tes fleurs coupées, commence par recouper les tiges en biais et perce-les avec une aiguille pour favoriser l’absorption de l'eau, puis place-les dans un vase parfaitement propre rempli d’eau fraîche. Change l'eau tous les deux jours en retirant les feuilles immergées, et ajoute une pincée de sucre ou quelques gouttes de vinaigre blanc pour nourrir et assainir l’ensemble. Enfin, installe ton bouquet à l’abri du soleil direct et des sources de chaleur : tes fleurs resteront magnifiques bien plus longtemps. ».
Mais moi j'étais son p'tit gars et bien évidemment je n'écoutais rien de tout ça, bien plus intéressé que j'étais par le prochain épisode de Goldorak à la télé.
Un instant en ce bas monde

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.
Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.
Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…
Te voilà dans son antre.
Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.
Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.
Il te sourit.
Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.
D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.
Le fauteuil semble t’attendre.
Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.
Il s’approche.
Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.
Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :
— iiiih… iiih… iiiiiiih…
Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.
Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :
— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?
C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.
Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.
— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.
Tu resserres légèrement ta prise.
— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.
Espace lecture
Chanson d’automne – Paul Verlaine
Dans Chanson d’automne (1866), Verlaine écrit : « Les sanglots longs ... Blessent mon cœur » Pourtant, une erreur tenace s’est installée : on entend et on cite souvent « bercent mon cœur ».
Cette coquille vient d’une lithographie de Cazals (fin XIXᵉ), puis d’une citation fautive d’Émile Faguet (1900). Elle se propage avec la mise en musique de Charles Trenet (1941), qui chante « bercent », et même certains enregistrements de Léo Ferré reprennent la variante.
Lors des messages codés de Radio Londres annonçant le Débarquement, la BBC diffuse le 5 juin 1944 : « Bercent mon cœur d’une langueur monotone », probablement sous l’influence de Trenet. Depuis, l’erreur s’ancre dans la mémoire du 6 juin.
Autre idée reçue : ces vers ne lancent pas un appel à toute la Résistance. Ils visent le seul réseau Ventriloquist, actif en Sologne, chargé de saboter les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Le film Le Jour le plus long (1962) transforme ce signal sectoriel en symbole national, et la confusion perdure encore aujourd'hui.

Poèmes saturniens (1866) - Chansons d'automne - Paul Verlaine
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte

