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24 JUILLET

Bonne fête aux Christine

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1984 – L’incroyable canular des fausses têtes de Modigliani repêchées à Livourne

Le 24 juillet 1984, trois étudiants des Beaux-Arts de Livourne révèlent en direct à la télévision italienne avoir eux-mêmes sculpté les trois têtes prétendument retrouvées dans un canal de la ville, présentées quelques jours plus tôt comme des œuvres perdues d’Amedeo Modigliani. Les experts en art, qui les avaient authentifiées avec enthousiasme, se retrouvent couverts de ridicule devant le monde entier.

1967 – A Montréal, Charles de Gaulle lance « Vive le Québec libre ! »

Le 24 juillet 1967, le général de Gaulle, en visite officielle au Canada pour l’Exposition universelle de Montréal, prononce depuis le balcon de l’hôtel de ville le slogan des indépendantistes québécois. Cette déclaration fracassante provoque une crise diplomatique majeure entre la France et le Canada. Ottawa proteste vigoureusement et de Gaulle rentre en France sans se rendre à Ottawa comme prévu.

1911 – Découverte par Hiram Bingham du Machu Picchu

Le 24 juillet 1911, l’explorateur et historien américain Hiram Bingham, guidé par un paysan local, redécouvre le site inca du Machu Picchu, perché à deux mille quatre cents mètres d’altitude dans les Andes péruviennes. Cette cité majestueuse, abandonnée depuis le XVIe siècle et ignorée du monde occidental, deviendra l’un des sites archéologiques les plus célèbres et visités de la planète.

1904 – Création d’une commission internationale pour enquêter sur les pratiques utilisées dans la production du caoutchouc

Le 24 juillet 1904, sous la pression des révélations du journaliste Edmund Morel sur les atrocités commises au Congo belge, une commission internationale d’enquête est créée pour examiner les pratiques esclavagistes et les mutilations infligées aux populations congolaises contraintes de collecter le caoutchouc sauvage pour le compte de Léopold II. Son rapport accablant contraindra le roi à céder le Congo à la Belgique en 1908.

1847 – Fondation de Salt Lake City par des pionniers mormons dirigés par Brigham Young

Le 24 juillet 1847, Brigham Young et un groupe de cent quarante-sept pionniers mormons arrivent dans la vallée du Grand Lac Salé, dans l’actuel Utah, après un périple de seize cents kilomètres depuis l’Illinois. Fuyant les persécutions subies dans les États de l’Est, ils fondent Salt Lake City, qui devient la capitale et le centre spirituel de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

1702 – Début de la guerre des Camisards

Le 24 juillet 1702, l’abbé François de Langlade du Chayla, inspecteur des missions catholiques des Cévennes, est assassiné à Pont-de-Montvert par un groupe de protestants révoltés que menait Pierre Séguier, dit l’Esprit Séguier. Cet acte déclenche la guerre des Camisards, insurrection des protestants cévenols contre les dragonnades et la révocation de l’édit de Nantes. La rébellion sera finalement écrasée en 1710.

1534 – L’explorateur français Jacques Cartier plante une croix à Gaspé, revendiquant le Canada pour la France

Le 24 juillet 1534, l’explorateur malouin Jacques Cartier plante solennellement une croix de neuf mètres à l’entrée de la baie de Gaspé, sur laquelle est inscrite la devise « Vive le Roy de France ». Ce geste symbolique prend possession du territoire au nom de François Ier, devant les Iroquois du chef Donnacona qui comprennent le sens de cet acte. Cet épisode marque l’acte fondateur de la présence française en Amérique du Nord.

1440 – Signature du traité de Cusset, qui met un terme à la « Praguerie”

Le 24 juillet 1440, le traité de Cusset, en Auvergne, met fin à la Praguerie, révolte de grands seigneurs féodaux français menés par le duc de Bourbon et le comte d’Alençon, rejoints par le dauphin Louis, contre le roi Charles VII. Ce soulèvement, inspiré par la révolte hussite de Prague, avait tenté d’imposer au roi une réforme de l’armée favorable aux nobles. Charles VII sort renforcé de cette crise.

Les naissances et décès notables

1982 -Naissance de Elisabeth Moss, actrice américaine (La servante écarlate)
1970 – Naissance de Axelle Laffont, humoriste française
1969 – Naissance de Jennifer Lopez, actrice et chanteuse américaine latina
1951 – Naissance de Lynda Carter, actrice américaine
1949 – Naissance de Yves Duteil, auteur-compositeur et interprète français
1947 – Naissance de Minou Drouet, poétesse, comédienne et musicienne française

2025 – Décès de Hulk Hogan, catcheur, acteur et musicien américain
1980 – Décès de Peter Sellers, acteur britannique (La panthère rose)
1957 – Décès de Sacha Guitry (Alexandre Guitry), comédien, auteur dramatique et cinéaste français



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Comment ne pas avoir de requins

En Floride un touriste étranger, avant de se baigner sur une plage tranquille, demande à un pêcheur :

– Il y a des requins ici ?

– Non non, rassurez-vous, il n’y en a plus depuis des années !

Il se baigne longuement et en sortant de l’eau il demande au pêcheur :

– Comment avez-vous fait pour vous en débarrasser ?

– Nous on a rien fait. Les crocodiles s’en sont chargés.

 

Blonde cherchant logement

Une blonde se rend à la mairie pour une demande de logement où elle rencontre l’employé chargé ce genre de démarche.

– Asseyez-vous Madame… commençons par cibler quel type de logement vous conviendra le mieux.

– Allez-y, je suis prête, répond la blonde.

– Alors, que préférez-vous, l’habitat rural ou l’habitat urbain ?

– Ah non alors, celle de mon Édouard me suffit !

Séchoir topissime

Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.

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Savais-tu ?

Je te donne (1986) – Jean-Jacques Goldman & Michael Jones

Hello les p'tits clous, prêts à monter le volume… on rembobine direction l'année 1986, l’âge d’or du Top 50 !

Et là… BOUM ! Voilà THE tube, le tube qui nous fait encore vibrer, qui rassemble la France et qui, en même temps, casse les frontières : “Je te donne” signé Jean-Jacques Goldman !

Un air inoubliable, une guitare qui claque, et surtout… un duo magique ! D’un côté, la plume en or de Goldman… de l’autre, la voix chaude et rock du Gallois Michael Jones. Français, anglais… deux langues, une seule émotion !

“Je te donne…” — c’est plus qu’une chanson, c’est un message, un pont entre les cultures, un hymne au métissage avant même que le mot ne devienne tendance !

Numéro 1 pendant 8 semaines, plus d’un million d’exemplaires vendus… et sur scène ? Une véritable communion avec le public ! Été 86, les foules chantent à l’unisson, les briquets s’allument… frissons garantis !

Et attention, ce n’est que le début : de cette alchimie naîtra plus tard le mythique trio Fredericks Goldman Jones… mais ça, c’est une autre histoire !

Alors, que vous soyez team vinyle, cassette ou walkman… montez le son, laissez-vous emporter…

Parce que ça, mes amis… c’est un classique. Un vrai. Un éternel.

https://youtu.be/493R05ifNsI?si=xpbb3D7ETpaurFZ2

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Astuce

Du vinaigre blanc dans le sac poubelle ?

Une astuce de saison, simple et maligne : le vinaigre blanc peut aider à garder les mouches à distance et à décourager chats et chiens trop curieux, à condition de l’intégrer à une bonne hygiène de la poubelle. En été, quand la chaleur accélère les odeurs, ce geste tout simple peut faire une vraie différence. Pulvérisé à l’intérieur du sac ou sur les parois du bac, le vinaigre blanc aide surtout à limiter les effluves qui attirent toutes sortes d'animaux.

Au final, c’est une solution pratique, économique et facile à adopter au quotidien. Sans promettre de miracle, elle peut contribuer à rendre la poubelle plus discrète, plus propre et moins tentante mais bien évidemment, cela ne remplace pas les gestes de base : un sac bien fermé, une poubelle régulièrement vidée, un fond du bac propre et sec.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Kiro Wang - Pexels

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.

Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.

Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.

Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.

Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.

Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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