Aujourd’hui à la une
Les célébrations notables
Bonne fête aux Hélène
Les évènements notables
1941 – Destruction de la centrale du Dniepr déclenchant une inondation meutrière
Le 18 août 1941, lors de l’invasion allemande, les troupes soviétiques font sauter le barrage du Dniepr à Zaporijjia pour ralentir l’avancée ennemie. L’explosion provoque une immense inondation qui engloutit des villages entiers et tue des dizaines de milliers de civils et de soldats, sans distinction. Cet acte illustre la politique de terre brûlée appliquée par l’URSS durant la Seconde Guerre mondiale.
1920 – XIXe amendement de la Constitution, accordant le droit de vote aux femmes aux États-Unis
Le 18 août 1920, le XIXe amendement de la Constitution américaine est ratifié, garantissant le droit de vote aux femmes après des décennies de luttes menées par les suffragettes. C’est une étape majeure dans l’histoire des droits civiques aux États-Unis, marquant un tournant vers une démocratie plus inclusive. Ce droit nouvellement acquis transforme profondément la vie politique et sociale du pays.
1856 – Les Etats-Unis votent le Guano Islands Act
Le 18 août 1856, le Congrès américain adopte le Guano Islands Act, loi autorisant tout citoyen américain à prendre possession au nom des États-Unis de toute île, rocher ou atoll non revendiqué par un autre État et renfermant des dépôts de guano, fiente d’oiseaux marins utilisée comme engrais agricole très prisé au XIXe siècle. Cette loi, aussi insolite que pragmatique, conduira à l’annexion d’une centaine d’îles dans les océans Pacifique et Atlantique, certaines encore sous souveraineté américaine aujourd’hui.
1634 – Décès de Urbain Grandier, prêtre exécuté sur le bûcher
Le 18 août 1634, Urbain Grandier, prêtre de Loudun, est exécuté par le feu après avoir été accusé de sorcellerie. Au cœur de l’affaire des possédées de Loudun, il est accusé d’avoir ensorcelé des religieuses ursulines. Son procès, entaché de manipulations politiques et religieuses, reste l’un des plus célèbres exemples de la chasse aux sorcières en France et inspirera des œuvres littéraires et cinématographiques.
1590 – John White retrouve la colonie de Roanoke abandonnée sans aucune explication
Le 18 août 1590, le gouverneur John White accoste sur l’île de Roanoke en Caroline du Nord pour retrouver la colonie britannique qu’il avait quittée trois ans plus tôt pour ravitailler en Angleterre, retardé par la guerre contre l’Armada espagnole. Il ne découvre qu’un campement désert et le mot CROATOAN gravé sur un poteau. Les cent quinze colons, dont sa propre fille et sa petite-fille, ont disparu sans laisser de trace. Ce mystère de la « colonie perdue » n’a jamais été élucidé à ce jour.
1572 – Mariage de Henri III (roi de Navarre, futur Henri IV de France) avec Marguerite de France (la reine Margot)
Le 18 août 1572, à Paris, Henri de Navarre, chef protestant, épouse Marguerite de Valois, catholique, dans une tentative de réconciliation entre les deux confessions. Quelques jours plus tard, le massacre de la Saint-Barthélemy éclate, transformant cette union en symbole tragique des guerres de Religion. Le mariage, resté célèbre, est immortalisé dans la littérature et la culture sous le nom de « reine Margot ».
Les naissances et décès notables
1983 – Naissance de Mika (Michael Holbrook Penniman Jr.), chanteur américano-libanais
1957 – Naissance de Carole Bouquet, actrice française (Cet obscur objet du désir, Rien que pour vos yeux, Trop belle pour toi, Lucie Aubrac)
1952 – Naissance de Patrick Swayze, acteur américain (Dirty Dancing, Road House, Ghost, Point Break, La Cité de la joie)
1929 – Naissance de Hugues Aufray, chanteur français
1587 – Naissance de Virginia Dare, 1er sujet du royaume d’Angleterre à naître en Amérique dans la colonie de Roanoke
2024 – Décès de Alain Delon, acteur et réalisateur français (Rocco et ses frères, Le Guépard, La Piscine, La Tulipe noire, Un flic)
1992 – Décès de Christopher McCandless, aventurier américain connu par le livre et le film Into the wild (1)
1850 – Décès de Honoré de Balzac, écrivain français (La Comédie humaine)
1634 – Décès de Urbain Grandier, prêtre accusé de sorcellerie et exécuté sur le bûcher
1227 – Décès de Gengis Khan, conquérant et empereur mongol de 1206 à 1227
(1) UN RÊVE DE NATURE SAUVAGE DEVENU CAUCHEMAR 📆 1er mai 1992
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Neurone esseulé
C’est un neurone qui par accident arrive dans un cerveau masculin, événement très rare mais ça arrive.
Bref, ce pauvre neurone se retrouve tout seul dans une grande boîte vide et noire.
« Hou, hou », crie ce petit neurone. Misère, pauvre petit neurone, personne ne lui répond.
« Hou, hou », crie encore le petit neurone et il n’entend que l’écho de sa propre voix.
Alors désespéré notre pauvre et brave petit neurone masculin s’installe dans un coin et se met à pleurer.
Soudain un autre petit neurone arrive tout essoufflé dans le cerveau masculin et crie à notre petit neurone en pleurs : « Hé bé ! Mais qu’est-ce que tu fous là, viens, on est tous en bas. »
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
« Syndrome du Vasa »
En 1628, le navire de guerre suédois Vasa sombre quelques minutes seulement après son départ inaugural. Trop lourd dans sa partie supérieure et insuffisamment stable, il ne résiste pas aux premières rafales de vent.
Cette histoire donne son nom au syndrome du Vasa, une expression utilisée en gestion de projet pour décrire un échec collectif. Objectifs contradictoires, modifications incessantes, mauvaise communication, pression hiérarchique et absence de responsable clairement identifié : tous les ingrédients sont alors réunis pour conduire un projet directement au naufrage.
NAUFRAGE LE 1er JOUR APRÈS 1 MILLE 📆 10 août 1628
Astuce
Prenez soin de vos yeux
Vos yeux travaillent sans relâche et les écrans les sollicitent encore davantage, ce qui provoque fatigue, picotements, vision floue ou maux de tête. Pour les soulager et préserver une bonne santé visuelle, vous pouvez intégrer quelques gestes simples à votre routine quotidienne, comme vous le faites déjà en marchant un peu ou en réveillant vos muscles endormis lors d’une session de pandiculation bienfaisante. En quelques minutes par jour, ces exercices aident les muscles oculaires à rester souples, améliorent la mise au point et offrent une vraie pause à votre cerveau comme à vos yeux.
- Pratiquez des mouvements de convergence en fixant la pointe d’un crayon que vous rapprochez doucement de votre nez, même lorsqu’elle devient floue ou double. Répétez ce geste 5 à 10 fois.
- Effectuez des rotations oculaires en regardant successivement en haut, en bas, à gauche, à droite, puis en faisant tourner vos yeux dans le sens des aiguilles d’une montre et en sens inverse.
- Exercez votre fixation du regard en vous concentrant sur un objet lointain, par exemple une flamme de bougie, pendant une trentaine de secondes.
- Frottez vos mains pour les réchauffer et posez vos paumes sur vos pommettes pour couvrir vos yeux, puis respirez profondément pendant quelques minutes.
- Appliquez la règle 20-20-20 : toutes les 20 minutes, vous quittez votre écran des yeux pour regarder pendant 20 secondes un point situé à 20 pieds (environ 6 mètres), afin de laisser votre regard « respirer ».
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

