Aujourd’hui à la une
Les célébrations notables
Bonne fête aux Thérèse
Jour de l’amaryllis le 24 vendémiaire
Journée internationale du deuil périnatal
Journée mondiale du lavage des mains
Journée internationale de la femme rurale
Les évènements notables
1991 – Détection de la particule Oh-My-God
Le 15 octobre 1991, des astrophysiciens détectent un rayon cosmique d’une énergie exceptionnelle, surnommé la particule « Oh-My-God ». Sa puissance, environ 40 millions de fois supérieure à celle des accélérateurs terrestres, remet en question la compréhension des limites de l’univers connu. Cet événement demeure une énigme de l’astrophysique moderne.
1966 – Fondation du Black Panther Party
Le 15 octobre 1966, Huey P. Newton et Bobby Seale fondent à Oakland, en Californie, le Black Panther Party. Né pour lutter contre les violences policières et défendre les droits des Afro-Américains, le mouvement développe aussi des programmes sociaux. Radical et révolutionnaire, il marquera profondément l’histoire des luttes pour les droits civiques.
1958 – Sortie en France du film “Le miroir à deux faces” avec Bourvil et Michèle Morgan
Le 15 octobre 1958, sort sur les écrans français Le miroir à deux faces, film réalisé par André Cayatte avec Bourvil et Michèle Morgan dans les rôles principaux. Ce drame psychologique raconte l’histoire d’un homme ordinaire et effacé qui épouse une femme qu’il sait laide, avant que celle-ci, métamorphosée par la chirurgie esthétique, ne devienne belle et convoitée. Bourvil y révèle une facette dramatique et touchante de son talent, loin de ses rôles comiques habituels, aux côtés d’une Michèle Morgan lumineuse dans ce rôle de femme transformée.
1940 – 1ère mondiale du film Le dictateur de Charlie Chaplin
Le 15 octobre 1940, Charlie Chaplin présente à New York son film Le Dictateur. Satire audacieuse du nazisme et d’Hitler, ce long-métrage dénonce la montée des totalitarismes alors que la guerre fait rage en Europe. Le discours final de Chaplin, plaidoyer humaniste, reste l’une des séquences les plus célèbres du cinéma… lire l’article
1917 – Exécution de Mata Hari
Le 15 octobre 1917, Margaretha Geertruida Zelle, connue sous le nom de Mata Hari, est fusillée à Vincennes. Danseuse et courtisane d’origine néerlandaise, elle est accusée d’espionnage au profit de l’Allemagne pendant la Première Guerre mondiale. Sa légende de séductrice fatale et mystérieuse lui a conféré une aura durable dans la culture populaire… lire l’article
1896 – Joseph Gallieni fait fusiller les princes malgaches dans la colonie de Madagascar
Le 15 octobre 1896, le général Joseph Gallieni, gouverneur de Madagascar, ordonne l’exécution de plusieurs princes malgaches accusés de fomenter des révoltes contre la colonisation française. Cet acte brutal illustre la violence de la conquête coloniale et l’imposition autoritaire du pouvoir français dans l’île.
1894 – Arrestation d’Alfred Dreyfus
Le 15 octobre 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, officier français d’origine juive, est arrêté pour trahison, accusé d’avoir transmis des secrets militaires à l’Allemagne. Son procès et sa condamnation déclencheront l’« Affaire Dreyfus », une crise politique et sociale majeure qui divisera la France pendant plus d’une décennie… lire l’article
1805 – Bataille d’Ulm, victoire française
Le 15 octobre 1805, lors de la campagne d’Autriche, l’armée de Napoléon encercle les troupes autrichiennes près d’Ulm. En quelques jours, plus de 30 000 soldats ennemis capitulent sans grande bataille. Cette victoire stratégique pave la voie à l’entrée triomphale des Français à Vienne et renforce la suprématie napoléonienne en Europe.
1582 – Introduction du calendrier grégorien
Le 15 octobre 1582, le pape Grégoire XIII met en application le calendrier grégorien, destiné à corriger les dérives du calendrier julien. Dix jours sont supprimés pour rétablir l’équinoxe au bon moment. Adopté progressivement par les pays catholiques puis protestants et orthodoxes, il devient le calendrier civil utilisé dans le monde entier.
Les naissances et décès notables
1979 – Naissance de Raphaël Glucksmann, essayiste et homme politique français
1977 – Naissance de Pascale de La Tour du Pin, journaliste française
1977 – Naissance de David Trezeguet, footballeur français
1968 – Naissance de Didier Deschamps, footballeur français, champion du monde, sélectionneur
1946 – Décès de Hermann Göring, militaire allemand, dignitaire nazi
1945 – Décès de Pierre Laval, avocat et homme politique français, Premier ministre vichyste de 1942 à 1944
1917 – Décès de Mata Hari (Margaretha Geertruida Zelle), espionne néerlandaise
1582 – Décès de Thérèse d’Ávila, religieuse espagnole, sainte de l’Église catholique
Un peu de bonne humeur
Un Président à l’écoute
Le président se rend dans un petit village très pauvre de Lozère et demande au maire quelles sont les trois priorités de la commune.
Le maire répond :
- La première, c’est notre hôpital. Le bâtiment est là, mais il n’y a plus de médecins.
Le Président sort son téléphone, passe un appel et annonce :
- C’est réglé. D’ici quinze jours, cinq médecins seront affectés ici.
- La deuxième, ce sont nos routes. Elles sont défoncées.
Il reprend son téléphone, échange quelques mots et déclare :
- C’est réglé. Les travaux commenceront dès le mois prochain.
Puis il demande :
- Et la troisième ?
Le maire répond :
- La troisième, ce sont les téléphones portables.
- Quel est le problème ?
- Ici… il n’y a pas de réseau.
La reine d’Angleterre : un homme !
😳 Je n'arrive toujours pas à croire que la nouvelle reine d'Angleterre soit un homme... 🤨 le wokisme va beaucoup trop loin !!!
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Savais-tu ?
Le complexe de Monsieur Perrichon
Le complexe de Monsieur Perrichon désigne l’incapacité qu’a une personne à éprouver de la gratitude envers ceux qui l’aident ou lui sauvent la vie, parce qu’elle perçoit la dette de reconnaissance comme humiliante et incompatible avec son amour‑propre.
L’expression vient du personnage de Monsieur Perrichon, bourgeois parisien riche et vaniteux, héros de la pièce de vaudeville Le Voyage de monsieur Perrichon (1860) d’Eugène Labiche et Édouard Martin. Dans la pièce, Perrichon est sauvé par un de ses compagnons de voyage, mais il refuse de reconnaître cette dette, préférant inventer une version héroïque de lui‑même pour préserver son ego.
Au‑delà du personnage, « complexe de Monsieur Perrichon » est devenu une expression courante pour qualifier un mélange de vanité, d’ingratitude et de refus de se reconnaître redevable, souvent chez un bourgeois ou une personne très soucieuse de sa propre image. On l’emploie alors pour moquer une attitude narcissique où l’on préfère se comporter comme si l’on n’avait jamais rien dû à personne.
Astuce
Eloigner les araignées
Il semblerait que l’alun de potasse puisse aider à éloigner les araignées. La préparation serait très simple : dissoudre environ 80 g de poudre d’alun dans 1 litre d’eau tiède, puis verser le mélange dans un vaporisateur.
L’idée est ensuite d’en pulvériser les encadrements de portes, les rebords de fenêtres, les fissures et les zones de passage. D’après ce qui se dit, il vaudrait mieux renouveler l’opération régulièrement, surtout après le ménage ou en cas de pluie si le produit a été appliqué à l’extérieur.
Bien évidemment, cela ne remplace pas un bon nettoyage des recoins et des toiles déjà présentes.
Un instant en ce bas monde

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.
Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.
Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…
Te voilà dans son antre.
Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.
Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.
Il te sourit.
Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.
D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.
Le fauteuil semble t’attendre.
Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.
Il s’approche.
Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.
Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :
— iiiih… iiih… iiiiiiih…
Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.
Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :
— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?
C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.
Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.
— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.
Tu resserres légèrement ta prise.
— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.
Espace lecture

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
