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8 DÉCEMBRE

Bonne fête aux Thibaud

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2018 – Béatification des martyrs d’Algérie, incluant les moines de Tibhirine
Cérémonie à Oran honorant 19 religieux assassinés durant la guerre civile algérienne. Leur béatification, première du genre dans un pays musulman, symbolise le dialogue interreligieux et rend hommage à leur engagement humanitaire malgré les violences des années 1990.

1991 – Création de la Communauté des États indépendants
La Russie, l’Ukraine et la Biélorussie actent la dissolution de l’URSS et fondent la CEI. Cette organisation interétatique vise à coordonner coopération économique et sécurité entre anciennes républiques soviétiques, marquant un tournant géopolitique majeur en Eurasie.

1976 – Sortie de l’album Hotel California des Eagles
Album emblématique du rock américain, porté par son morceau-titre devenu un classique. Le disque explore la désillusion américaine des années 1970. Son succès critique et commercial en fait un pilier de l’histoire de la musique populaire mondiale.

1963 – Crash du vol Pan Am 214
L’avion explose en vol au-dessus du Maryland après avoir été frappé par la foudre, provoquant l’allumage de vapeurs de carburant. Les 81 occupants périssent. L’accident entraîne des améliorations majeures des normes de sécurité concernant l’électricité statique et la structure des réservoirs.

1949 – Tchang Kaï-chek se réfugie à Taïwan
Après la victoire communiste en Chine continentale, le dirigeant nationaliste du Kuomintang se replie à Taïwan avec ses forces. L’île devient le bastion de la République de Chine et un point de tension durable dans les relations sino-américaines et régionales.

1935 – Suzy Wincker inaugure la télévision en haute définition
Animatrice française, elle présente la première émission en « haute définition » de l’époque (180 lignes) sur Radio-PTT Vision. Cette diffusion marque une avancée technologique majeure et le début des programmes réguliers de télévision en France.

1933 – Canonisation de Bernadette Soubirous
Bernadette, voyante de Lourdes devenue religieuse, est déclarée sainte par l’Église catholique. Sa canonisation consacre la reconnaissance officielle des apparitions de 1858 et renforce l’importance du sanctuaire de Lourdes comme lieu de pèlerinage mondial.

1864 – Ouverture du pont suspendu de Clifton
Chef-d’œuvre d’ingénierie conçu notamment par Isambard Kingdom Brunel, ce pont spectaculaire franchit les gorges de l’Avon à Bristol. Son inauguration marque une étape clé dans l’architecture des ponts suspendus et devient un symbole de l’ingéniosité victorienne.

Les naissances et décès notables

1977 – Naissance de Sébastien Chabal, joueur de rugby français
1973 – Naissance de Jean-Philippe Janssens (Jeanfi Janssens ou Jeanfi), humoriste français
1968 – Naissance de Philippe Katerine (Philippe Blanchard), chanteur et acteur français
1966 – Naissance de Sinead O’Connor, chanteuse irlandaise
1964 – Naissance de Teri Hatcher, actrice américaine
1953 – Naissance de Kimila Ann « Kim » Basinger, actrice américaine
1936 – Naissance de David Carradine, acteur américain
1864 – Naissance de Camille Claudel, sculptrice français
1862 – Naissance de Georges Feydeau, homme de lettres français
1861 – Naissance de Georges Méliès, réalisateur français

1989 – Décès de Bruno Carette, humoriste et acteur français issu du « quatuor » Les Nuls
1980 – Décès de John Lennon, musicien et chanteur britannique du groupe The Beatles
1978 – Décès de Golda Meir (גּוֹלְדָּה מֵאִיר), femme politique israélienne, première ministre d’Israël


Un peu de bonne humeur

Jean-Louis est trop timide

– Ça a marché  ton flirt avec Jean-Louis ? demande une étudiante à une copine.

– Non il est vraiment trop timide, il en finit par être idiot !

– Comment ça ?

– Et bien hier nous sommes sortis ensemble et on s’est retrouvés seuls sur un banc… Après un long silence, il m’a murmuré à l’oreille « Je t’aime » en posant une main sur mon genou. Pour l’encourager je lui ai susurré « Plus haut »…. Alors il m’a hurlé à l’oreille « JE T’AIME !!! ».

 

Ski et confiture – Anonyme

Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?

 

L’abus de semlor est dangereux pour la santé

Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.

Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.

Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).

Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l'intérieur. Farcies de pâte d'amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gourmandise très populaire en Suède dès janvier jusqu'au Carême, parfois consommées en grande quantité comme dans le cas tragique d'Adolphe-Frédéric.

Un peu de français

« Tchin-tchin » ?

L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.

Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.

 

« Bistrot » ?

Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.

La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.

Savais-tu que...

Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

< Le fleuve Mississippi

Les populations amérindiennes vivant autour du Mississippi sont déjà nombreuses lors de la première exploration espagnole conduite par Hernando de Soto au milieu du XVIème siècle. Cette expédition traverse un territoire dense en villages et en confédérations, marqué par les héritages des grandes civilisations mississippiennes, même si certaines cités‑foyers déclinent déjà. Les Espagnols rencontrent des sociétés structurées, agriculteurs et éleveurs, qui s’appuient sur le fleuve et ses affluents pour leurs échanges et leur subsistance.

Les contacts violents avec les Espagnols, combinés à l’introduction de maladies inconnues, provoquent un premier choc démographique et politique. Les pillages, les prises d’otages, les combats et les épidémies affaiblissent les villages et désorganisent les hiérarchies. Les grandes chefferies se fragmentent, certaines disparues, d’autres se restructurant en communautés plus petites et plus mobiles, souvent installées en aval ou sur des affluents.

Lors des missions ultérieures, françaises et espagnoles, les Européens trouvent un bassin toujours peuplé, mais transformé. Les confédérations survivantes, comme les Choctaw, Chickasaw ou Natchez, vivent dans des villages plus modestes, souvent alliés ou en rivalité avec l’un ou l’autre pouvoir colonial. La pression coloniale, les guerres, la traite des esclaves et les épidémies continuent de réduire et de déplacer ces populations, qui voient leur autonomie et leur territoire progressivement diminuer au profit des colons.

Colonisation française du Mississippi >