Bonne fête aux Blaise
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1962 – Embargo des États-Unis contre Cuba
Les États-Unis instaurent un embargo commercial total contre Cuba, à la suite de la révolution menée par Fidel Castro et du rapprochement de l’île avec l’URSS. Cette mesure vise à isoler économiquement le régime communiste et à provoquer son affaiblissement politique. L’embargo, renforcé au fil des décennies, devient l’un des symboles majeurs de la guerre froide et reste en grande partie en vigueur aujourd’hui.
1919 – Évasion d’Éamon de Valera des geôles anglaises
Le leader nationaliste irlandais Éamon de Valera s’évade de la prison de Lincoln grâce à la complicité de sympathisants. Figure centrale de la lutte pour l’indépendance de l’Irlande, il reprend rapidement son rôle politique et militaire. Son évasion renforce son prestige auprès des indépendantistes et contribue à son ascension comme futur chef d’État et artisan de la souveraineté irlandaise.
1557 – Retraite de Charles Quint au monastère de Yuste
L’empereur Charles Quint se retire au monastère de Yuste, en Castille, après avoir abdiqué ses multiples couronnes. Épuisé par des décennies de guerres et de responsabilités, il choisit une vie de relative solitude, entouré de quelques proches. Cette retraite marque la fin symbolique d’un règne ayant façonné l’Europe du XVIᵉ siècle et l’équilibre des grandes puissances.
1547 – Mariage d’Ivan IV le Terrible avec Anastasia Romanovna
Ivan IV, premier tsar de Russie, épouse Anastasia Romanovna Zakharine. Ce mariage renforce son pouvoir et l’ancre dans une noblesse appelée à devenir la dynastie Romanov. Anastasia est réputée pour son influence modératrice sur le tsar, dont le caractère s’assombrira après sa mort. Cette union joue un rôle clé dans les débuts du règne d’Ivan le Terrible.
1509 – Victoire navale de Diu des Portugais
La bataille navale de Diu voit la flotte portugaise vaincre une coalition musulmane dans l’océan Indien. Cette victoire décisive assure au Portugal la maîtrise des grandes routes maritimes entre l’Europe et l’Asie. Elle permet l’établissement d’un vaste empire commercial portugais et marque le début de la domination européenne sur le commerce maritime oriental.
1014 – Mort de Sven Ier de Danemark
Le roi Sven Ier de Danemark meurt alors qu’il vient de conquérir l’Angleterre, mettant fin à son bref règne sur le royaume anglais. Son fils Knut le Grand lui succède et consolide rapidement son autorité. Cet épisode s’inscrit dans l’expansion viking en Europe du Nord et annonce l’émergence d’un puissant empire scandinave au début du XIᵉ siècle.
Les naissances et décès notables
1987 – Naissance de Gérémy Crédeville, humoriste, comédien et chroniqueur français
1971 – Naissance de Vincent Elbaz, acteur français
1964 – Naissance de Corinne Masiero, actrice française
2007 – Décès de André Bézu, humoriste et chanteur d’ambiance français
1989 – Décès de John Cassavetes, cinéaste américain
1959 – Décès de Buddy Holly, chanteur américain, compositeur de rock ’n’ roll
1468 – Décès de Johannes Gutenberg, imprimeur allemand, inventeur de l’imprimerie en Occident
Un peu de bonne humeur
Combien de rouleaux de papier-peint
Un locataire décide de refaire son appartement. Il commence à prendre les mesures pour savoir combien de rouleaux de papier-peint acheter, mais il s’y perd. Et tout à coup, il se souvient que son voisin du dessus, qui a exactement le même appartement, a refait le sien trois mois plus tôt. Il monte le voir et lui demande :
– Combien de rouleaux de dix mètres avez-vous pris ?
– Vingt-huit.
Alors il achète vingt-huit rouleaux, et il colle son papier. Mais, quand l’appartement est terminé, il lui reste six rouleaux.
Il remonte chez son voisin et lui dit :
– Je ne comprends pas. J’ai tapissé tout l’appartement, et il me reste six rouleaux…
– Eh bien, moi c’est pareil !…
Les bretons, de super employés – Anonyme
Pourquoi les bretons font de super employés ? Bien évidemment, parce qu'ils excellent dans tous les dolmens.
Gare aux cachalots ! – 1
Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.
Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.
Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.
Un peu de français
« Tchin-tchin » ?
L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.
Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.
« Garrulité » ?
La garrulité, cette envie irrésistible de parler sans s'arrêter, ce bavardage incessant qui envahit les conversations comme un torrent joyeux mais parfois agaçant. La garrulité touche ceux qui ne peuvent s'empêcher de gazouiller des mots, un peu comme des oiseaux en pleine saison des amours, remplissant l'air de leur loquacité débordante.
D'origine latine, avec garrulus signifiant « bavard » et garrire pour « babiller », ce mot entre en français au XVème siècle et évoque d'abord le chant des geais. Brillat-Savarin, dans sa Physiologie du goût, s'excuse avec humour : « quand je conte, je tombe un peu dans la garrulité », humanisant ce défaut en une faiblesse charmante du narrateur passionné.
Savais-tu que...
Colonisation française du Mississippi
< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles
La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.
Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.
L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.
