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2 FÉVRIER

Bonne chandeleur

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1959 – Affaire du col Dyatlov
Neuf randonneurs soviétiques meurent dans des circonstances mystérieuses dans l’Oural, près du col Dyatlov. Leurs tentes sont retrouvées éventrées de l’intérieur et les corps dispersés, certains présentant des blessures inexpliquées. L’enquête officielle conclut à une « force irrésistible », sans plus de détails. L’affaire devient l’un des plus grands mystères du XXᵉ siècle, nourrissant hypothèses naturelles et théories plus extraordinaires.

1905 – Première apparition de Bécassine dans La Semaine de Suzette
Le personnage de Bécassine apparaît pour la première fois dans le magazine jeunesse La Semaine de Suzette. Créée par Jacqueline Rivière et illustrée par Joseph Pinchon, cette domestique bretonne naïve devient l’une des premières héroïnes féminines de la bande dessinée française. Son immense popularité marque durablement la culture populaire, malgré les critiques ultérieures sur les stéréotypes régionaux.

1709 – Alexander Selkirk est enfin secouru
Après plus de quatre années de solitude sur une île déserte de l’archipel Juan Fernández, le marin écossais Alexander Selkirk est secouru par un navire britannique. Abandonné à la suite d’un différend avec son capitaine, il a survécu grâce à son ingéniosité. Son histoire inspirera largement Daniel Defoe pour l’écriture du roman Robinson Crusoé.

1625 – Fondation de La Nouvelle-Amsterdam
Les colons néerlandais fondent La Nouvelle-Amsterdam sur l’île de Manhattan, au nom de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. Ce comptoir stratégique devient rapidement un centre commercial important. En 1664, la ville passe sous contrôle anglais et est rebaptisée New York, en l’honneur du duc d’York, amorçant son destin de métropole mondiale.

1535 – Fondation de Buenos Aires
Pedro de Mendoza fonde la colonie de Nuestra Señora Santa María del Buen Ayre sur les rives du Río de la Plata. La première implantation est fragile et sera abandonnée quelques années plus tard face aux difficultés et aux conflits avec les populations locales. Refondée en 1580, Buenos Aires deviendra l’une des principales villes d’Amérique du Sud.

1439 – Nomination de Jacques Cœur comme grand argentier de France
Jacques Cœur est nommé grand argentier par le roi Charles VII. Marchand et financier exceptionnel, il réorganise les finances royales et contribue au redressement économique du royaume après la guerre de Cent Ans. Son ascension fulgurante symbolise l’émergence d’une bourgeoisie puissante, même si sa chute ultérieure sera aussi rapide que spectaculaire.

1141 – Première bataille de Lincoln
La bataille de Lincoln oppose les partisans du roi Étienne d’Angleterre à ceux de Mathilde l’Emperesse, durant la guerre civile dite « l’Anarchie ». Étienne est capturé, donnant temporairement l’avantage à Mathilde dans la lutte pour le trône. Ce conflit affaiblit durablement le royaume anglais et marque une période d’instabilité politique profonde.

Les naissances et décès notables

1987 Naissance de Vincent Dedienne, comédien, auteur et humoriste français
1986 Naissance de Gemma Arterton, actrice anglaise
1985 Naissance Melody Gardot, chanteuse, autrice, compositrice, pianiste et guitariste américaine
1977 Naissance de Shakira (Shakira Isabel Mebarak Ripoll), chanteuse colombienne
1963 Naissance de Marie-Claude Pietragalla, danseuse et chorégraphe française
1947 Naissance de Farrah Fawcett, actrice américaine

2024 Décès de Carl Weathers, acteur américain, connu pour son rôle d’Apollo Creed dans la saga Rocky
2022 Décès de Monica Vitti (Maria Luisa Ceciarelli), actrice, scénariste et réalisatrice italienne
2002 Décès de Oscar Reutersvärd, artiste surnommé “le père de l’impossible”
1998 Décès de Haroun Tazieff, géologue et volcanologue français
1996 Décès de Eugene Curran « Gene » Kelly, danseur et chorégraphe américain
1939 Décès de Anatole Deibler, bourreau français


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Un peu de bonne humeur

Mangez vert !

😒 A chaque fois que je vois une vache, je me dis que nous vendre qu'il suffit de bouffer de la verdure pour maigrir est quand même une sacrée arnaque !

 

En vacances dans le Nord

Un bon vieux Ch’ti-mi se promène dans sa campagne natale et remarque un jeune s’abreuvant à l’eau d’un ruisseau.

Il lui dit en patois:
– Bô pa ch’t’iô là, min garchon, ché vaques, y z’on kié d’din !!! (Ne bois pas cette eau, mon garçon, les vaches ont chié dedans !!!)

Le jeune lui répond :
– Monsieur, parlez-moi en français s’il vous plaît, je suis un parisien en vacances et je ne comprends pas votre dialecte.

Alors le brave Nordiste lui réplique :
– Bois doucement mon gars… elle est froide !

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

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Savais-tu ?

Que de médailles !

Les militaires nord‑coréens portent tellement de médailles qu’on croirait qu’ils ont gagné dix guerres à eux seuls, alors qu’aucun coup de feu n’a vraiment été tiré depuis la guerre de Corée.

En fait, ils cumulent les décorations de papa, de grand‑papa et parfois même de l’oncle éloigné. Au passage de Kim, qui sait pleurer à volonté est un héros.

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Astuce

Oter une tache de cambouis

Pour ôter une tache de cambouis sur le pantalon, par exemple, d'un gamin qui nom de nom de nom de nom, ne fait pas attention à ses affaires, il est préférable dans un premier temps de rester calme. Puis, il semble indiqué de commencer par retirer délicatement l’excédent avant d'appliquer un peu de beurre ou de savon de Marseille pour ramollir la graisse. Il suffit alors de frotter doucement et de rincer... enfin s'il n'a pas trop salopé son pantalon, dans quel cas il peut être utile de traiter la tache avec un solvant qu'on applique en tapotant doucement... et calmement. Si une trace subsiste, un peu de liquide vaisselle ou de terre de Sommières peut aider à terminer le travail, puis un lavage classique achève souvent le nettoyage... ou pas ! Julien, vient voir par là ! JULIEN !!!

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Un instant en ce bas monde

Quelques instants de vie à travers le temps.

Premier tableau

Une petite famille se promène à vélo lors d'un dimanche ensoleillé qui sent bon l’insouciance. Les parents, émus et fiers, observent leur premier enfant pédaler sans ses petites roues, conquérant du bitume, roi du square. Et soudain…

CHUTE DANS LE PELOTON FAMILIAL !!! OH LÀ LÀ, MON DIEU !

Le père freine dans un dérapage digne du Tour de France, saute de son vélo, accourt et soulève l’enfant avec délicatesse. La mère, déjà à genoux, sort une trousse de secours qui ferait pâlir une ambulance. Elle déballe tout immédiatement : désinfectant, compresses stériles, Mercurochrome, pansement, bande.

Verdict : écorchure de niveau 2. On sécurise le périmètre. On rassure. On souffle. On désinfecte. On panse. On câline.

Le père est prêt à appeler les urgences. Le SAMU n’est jamais très loin dans ces moments-là. Mais contre toute attente… l’enfant survit.

Rideau.

Quelques années plus tard.

Même décor. Même piste cyclable. Même parents. Mais un deuxième enfant est apparu dans le casting...

CHUTE À L’AVANT !

Le père s’approche, jette un œil rapide, analyse la situation.
Diagnostic : égratignure.
La mère intervient. Pas de trousse, pas de protocole.
Un simple bisou magique, homologué depuis des générations. « Voilà, c’est passé. »
L’enfant renifle, hésite… puis repart.

Fin de l’incident. Pas même de quoi interrompre la balade.

Encore quelques années passent.

Même lieu. Même parents. Et — on ne sait pas trop comment — un troisième enfant...

Chute.

Les parents en choeur : « AAAH MAIS C’EST PAS POSSIBLE ! TU PEUX PAS FAIRE ATTENTION !? »

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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