Bonne fête aux Nathalie
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2012 – Début des jeux de la 30ème olympiade d’été à Londres
Le 27 juillet 2012, les Jeux olympiques d’été s’ouvrent à Londres pour la troisième fois après 1908 et 1948, faisant de la capitale britannique la ville la plus souvent hôte des Jeux modernes. La cérémonie d’ouverture, mise en scène par le réalisateur Danny Boyle, célèbre avec humour et panache la culture et l’histoire britanniques. Deux cent quatre nations y participent pour un total de dix mille cinq cents athlètes.
1990 – Citroën fabrique sa dernière 2CV
Le 27 juillet 1990, la dernière Citroën 2CV sort des chaînes de l’usine de Mangualde, au Portugal. Née en 1948 pour motoriser la France rurale d’après-guerre, la « Deuche » aura été produite à près de cinq millions d’exemplaires en quarante-deux ans de carrière. Icône de la simplicité et de l’ingéniosité française, elle reste aujourd’hui l’une des automobiles les plus aimées et les plus reconnaissables de l’histoire de l’automobile mondiale.
1953 – Fin de la guerre de Corée
Le 27 juillet 1953, l’armistice de Panmunjom est signé, mettant fin à trois ans de guerre entre la Corée du Nord soutenue par la Chine et l’Union soviétique, et la Corée du Sud défendue par les forces de l’ONU à majorité américaine. Le conflit, qui a fait plus de trois millions de morts, se conclut sans traité de paix définitif, laissant la péninsule coréenne divisée au 38e parallèle, situation qui perdure jusqu’à aujourd’hui.
1940 – Sortie du court métrage d’animation A Wild Hare de Tex Avery marquant la naissance de Bugs Bunny
Le 27 juillet 1940, le court métrage d’animation A Wild Hare, réalisé par Tex Avery pour les studios Warner Bros, sort sur les écrans américains. Ce film marque la naissance officielle de Bugs Bunny sous sa forme définitive, avec sa célèbre réplique « Eh, quoi de neuf docteur ? ». Ce lapin impertinent, désinvolte et toujours maître de la situation face au chasseur Elmer Fudd devient immédiatement l’un des personnages animés les plus populaires de l’histoire.
1872 – La loi Cissey rend le service national obligatoire, l’armée devient « la Grande Muette »
Le 27 juillet 1872, la loi Cissey, du nom du ministre de la Guerre Ernest de Cissey, instaure en France le service militaire obligatoire pour tous les hommes, en réponse à la défaite de 1870 face à la Prusse. L’armée, soumise à une stricte discipline interdisant toute expression politique publique aux soldats, acquiert alors le surnom de « Grande Muette ». Cette loi pose les bases de l’armée de conscription républicaine française.
1839 – La guerre de l’Opium éclate entre la Chine et l’Angleterre
Le 27 juillet 1839, les premières hostilités éclatent entre la Grande-Bretagne et la Chine impériale, déclenchant la première guerre de l’Opium. Le conflit trouve son origine dans la destruction par le commissaire impérial Lin Zexu de vingt mille caisses d’opium britannique à Canton. La défaite chinoise aboutira au traité de Nankin en 1842, imposant d’humiliantes concessions territoriales dont la cession de Hong Kong à la Couronne britannique.
1830 – Insurrection de Paris, 1ère journée des « Trois Glorieuses »
Le 27 juillet 1830, Paris se soulève contre les ordonnances de Saint-Cloud signées par Charles X, qui suspendent la liberté de la presse, dissolvent la Chambre des députés et restreignent le droit de vote. Cette première journée d’insurrection, suivie de deux autres les 28 et 29 juillet, constitue les Trois Glorieuses, révolution qui renverse Charles X et porte Louis-Philippe d’Orléans sur le trône sous la Monarchie de Juillet.
1794 – Chute et arrestation de Maximilien de Robespierre
Le 27 juillet 1794, soit le 9 thermidor an II selon le calendrier républicain, Maximilien de Robespierre est mis en accusation et arrêté à la Convention nationale par une coalition de députés terrorisés par la Terreur qu’il incarne. Blessé à la mâchoire dans la nuit, il est guillotiné le lendemain place de la Révolution avec Saint-Just et une vingtaine de ses partisans. La chute de Robespierre marque la fin de la période la plus sanglante de la Révolution française.
1694 – Création de la banque d’Angleterre
Le 27 juillet 1694, la Banque d’Angleterre est officiellement fondée par une charte royale accordée par le roi Guillaume III. Créée à l’initiative du financier écossais William Paterson pour financer la guerre contre la France, elle est autorisée à émettre des billets de banque en échange de prêts à l’État. Devenue banque centrale du Royaume-Uni, elle est aujourd’hui l’une des plus anciennes et influentes institutions financières du monde.
Les naissances et décès notables
1977 – Naissance de Jonathan Rhys-Meyers, acteur irlandais (Les Tudors)
1927 – Naissance de Gisèle Halimi (Zeiza Gisèle Élise Taïeb), avocate, militante féministe et femme politique franco-tunisienne
1917 – Naissance de Bourvil (André Raimbourg), comédien et chanteur français
1768 – Naissance de Charlotte Corday (Charlotte de Corday d’Armont), célèbre révolutionnaire ayant assassiné Marat dans sa baignoire
2021 – Décès de Dusty Hill, chanteur et bassiste américain du groupe ZZ Top
2017 – Décès de Sam Shepard (Samuel Shepard Rogers IV), acteur, scénariste et réalisateur américain (Les Moissons du ciel, La chute du faucon noir)
2008 – Décès de Raymonde Allain, Miss France 1927
2003 – Décès Bob Hope, comédien américain
1980 – Décès de Mohammad Reza Pahlavi, dernier chah d’Iran
1828 – Décès de Radama Ier, souverain du royaume merina, puis premier souverain du royaume de Madagascar
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Centre du monde – Anonyme
Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais à chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.
Victor Hugo est mort
Un homme et sa femme, une blonde, sortent au restaurant pour fêter leur dixième anniversaire de mariage.
Alors que le serveur s’approche pour leur remettre les menus, la blonde lorgne le contenu des assiettes sur les tables voisines pour trouver l’inspiration.
Tout à coup, elle donne un petit coup de pied discret à son mari :
– Chéri, retourne-toi et regarde. Je crois que c’est Victor Hugo à la table à coté…
L’homme se retourne machinalement et répond d’un air consterné :
– Chérie, tu sais bien que Victor Hugo est mort depuis longtemps.
La blonde en proie au doute réplique :
– Tu es sûr ?
Mais quelques secondes plus tard, elle donne un autre coup de pied à son mari
– Non, regarde… Il a bougé !!
Séchoir topissime
Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.
Savais-tu ?
Sandy Island, l’île fantôme
En 1876, un baleinier signale une terre ou des récifs au nord-ouest de la Nouvelle-Calédonie. Elle est nommée Sandy Island mais il semble que ce soit une île fantôme. Cette information se propage dans les atlas et bases de données cartographiques pendant plus d’un siècle.
Des scientifiques et explorateurs remarquent l’anomalie au XXIème siècle : l’île apparaît sur Google Earth et d’autres cartes numériques, mais personne ne la retrouve lors des passages en mer. En 2008, le service hydrographique français conclut à son inexistence, et en 2012, une expédition australienne confirme que des fonds marins de 1 400 mètres occupent l’endroit, effaçant définitivement Sandy Island des cartes modernes.
Cette affaire illustre comment une simple erreur initiale d’un navire peut se perpétuer par simple recopiage cartographique, même à l’ère des satellites.
Astuce
Glaçons à la plancha
Après la cuisson, laissez la plancha légèrement chaude (plus tiède que brûlante), jetez quelques glaçons sur la surface puis poussez la glace fondue et les résidus avec une spatule en bois ou une raclette vers le bac à graisse — la vapeur et le choc thermique ramollissent et décollent la graisse sans frotter.
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution - theconversation.com
