Bonne fête aux Lydie
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1977 – Début de l’audience du sénat américain sur le projet MK-Ultra
Le 3 août 1977, le Sénat américain ouvre des auditions publiques sur le programme secret MK-Ultra, mené par la CIA de 1953 à 1973. Ce projet visait à développer des techniques de contrôle mental par l’utilisation de drogues, dont le LSD, administrées à des sujets souvent à leur insu, civils comme militaires. Les révélations suscitent un scandale considérable et conduisent à un renforcement du contrôle parlementaire sur les agences de renseignement américaines.
1958 – L’USS Nautilus, 1er bâtiment à propulsion nucléaire, navigue sous la calotte glaciaire du pôle Nord
Le 3 août 1958, le sous-marin américain USS Nautilus, premier bâtiment de guerre à propulsion nucléaire de l’histoire, franchit le pôle Nord géographique en naviguant sous la calotte glaciaire arctique. Cette traversée sous-marine historique, baptisée opération Sunshine, démontre spectaculairement les capacités révolutionnaires de la propulsion nucléaire et ouvre de nouvelles perspectives stratégiques pour la marine américaine en pleine guerre froide.
1914 – Le nouveau régime des passeports réglementé par décret en France suite à l’entrée en guerre
Le 3 août 1914, au lendemain de la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France, un décret réglemente strictement le régime des passeports sur le territoire français. Cette mesure d’urgence vise à contrôler les mouvements de population, à surveiller les ressortissants étrangers potentiellement suspects et à prévenir l’espionnage en temps de guerre. Elle marque l’entrée de la France dans une logique d’économie et de société de guerre totale.
1704 – Prise de Gibraltar par les Britanniques
Le 3 août 1704, une flotte anglo-hollandaise commandée par l’amiral George Rooke s’empare de Gibraltar après un bref bombardement et un débarquement de marines sur ce rocher stratégique contrôlant l’entrée de la Méditerranée. Cédé à la Grande-Bretagne par le traité d’Utrecht en 1713, Gibraltar demeure aujourd’hui un territoire britannique d’outre-mer malgré les revendications répétées de l’Espagne, qui en a vainement réclamé la restitution depuis trois siècles.
1492 – Départ de Christophe Colomb, à la recherche d’une nouvelle route vers les Indes orientales par l’ouest
Le 3 août 1492, Christophe Colomb appareille du port de Palos de la Frontera en Espagne avec trois caravelles, la Niña, la Pinta et la Santa María, et quatre-vingt-sept hommes d’équipage. Financée par les souverains espagnols Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, cette expédition vise à atteindre les Indes orientales par une route occidentale. Elle aboutira le 12 octobre à la découverte des Amériques, bouleversant définitivement la vision du monde.
1347 – Calais se rend au roi d’Angleterre
Le 3 août 1347, la ville de Calais, assiégée depuis onze mois par les forces anglaises d’Édouard III après la victoire de Crécy, capitule faute de ravitaillement. Selon la chronique de Froissart, six bourgeois de Calais, conduits par Eustache de Saint-Pierre, se présentent en chemise, la corde au cou, pour offrir les clés de la ville et sauver leurs concitoyens. La reine Philippe de Hainaut obtient leur grâce. Cet épisode héroïque a inspiré le célèbre groupe sculpté de Rodin.
Les naissances et décès notables
1985 – Naissance de Constance (Constance Pittard), humoriste et chroniqueuse française de radiophonie parfois filmée
1983 – Naissance de Christophe Willem, chanteur français
1979 – Naissance de Evangeline Lilly, actrice canadienne (Lost)
1967 – Naissance de Mathieu Kassovitz, acteur et réalisateur de cinéma français
2008 – Décès de Alexandre Soljenitsyne, romancier et dissident russe, prix Nobel de littérature en 1970
2004 – Décès de Henri Cartier-Bresson, photographe français, fondateur de l’agence Magnum
1954 – Décès de Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette, femme de lettres, actrice et journaliste française
1857 – Décès de Eugène Sue, écrivain français, auteur de romans-feuilletons
Un peu de bonne humeur
Mort de Jeanne d’Arc
🤔 Comment est-ce possible ? Jeanne d'Arc se serait éteinte le 30 mai 1431, environ deux heures après sa mort.
La révolution des robots
😲 En Chine, ils ont inventé un robot policier : en 5 minutes, il a capturé 10 voleurs.
😏 A Marseille, on en a acheté un : en 1 minute, ils ont volé le robot.
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Savais-tu ?
Kolberg : dernière superproduction du IIIème Reich
Sorti en 1945, Kolberg est à la fois un grand film historique et un outil de propagande conçu pour les derniers mois du IIIᵉ Reich. Joseph Goebbels confie sa réalisation au cinéaste Veit Harlan avec une consigne explicite : montrer qu’un peuple uni, au front comme à l’arrière, peut tenir tête à un ennemi supérieur. Le film raconte le siège de Kolberg par les Français en 1807, mais s’adresse aux Allemands encerclés et en recul en 1945.
Pour donner à cette idée la force d’une épopée, la production mobilise des moyens exceptionnels. Le tournage commence en 1943, sous le contrôle de Goebbels, et le budget atteint environ huit millions de Reichsmarks — une somme alors inédite pour un film allemand. Tourné en couleur Agfacolor, Kolberg multiplie les décors historiques, les costumes et les scènes de bataille spectaculaires. Des milliers de soldats — jusqu'à 50 000 dit-on — et plus d’un millier de chevaux participent au tournage, tandis que du sel transporté par train sert à créer des paysages enneigés.
Le film insiste sur l’engagement de toute la population : dans une scène emblématique, le roi s’étonne qu’on fasse appel au peuple, puisque « la guerre est l’affaire des armées ». Le général Gneisenau répond que « le peuple sera l’armée — tout le peuple ». C’est précisément le message de Goebbels : transformer la population entière en force combattante et faire de la résistance une obligation collective. Cependant cette fresque prend quelques libertés avec l’histoire. Kolberg résiste effectivement au siège, mais celui-ci prend fin avec la paix de Tilsit entre la France et la Prusse ; la ville ne remporte pas la victoire décisive mise en scène par le film.
La sortie du film souligne encore le contraste entre la fiction et la réalité. Le 30 janvier 1945, alors que l’Armée rouge approche de l’Oder et que les Alliés avancent à l’ouest, une copie est envoyée jusqu’à La Rochelle, ville française encore occupée par les Allemands, pour y être projetée aux soldats. Kolberg célèbre une résistance sans limite au moment même où la défaite du Reich devient imminente. Le film est projeté à Berlin dans un cinéma de fortune jusqu'à la chute de la ville en mai 1945.
Astuce
Corriger un plat trop salé
Pour rattraper un plat trop salé, les grand-mères ajoutaient une ou deux pommes de terre crues coupées en gros morceaux, ou un morceau de pain rassis, puis laissaient mijoter quelques minutes avant de les retirer : cela aiderait à absorber une partie de l’excès de sel. Voilà une astuce simple et, à priori, efficace pour sauver la préparation sans en perdre la saveur, au lieu de tout jeter à la poubelle.
Un instant en ce bas monde

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.
Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.
Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.
Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.
Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.
Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...
Espace lecture
Source créatrice
Mince frontière
Entre emprunt et vol
Du plagiat à l'inspiration
