Bonne fête aux Romaric
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1997 – Sortie aux États-Unis du film Amistad de Steven Spielberg
Le film retrace la révolte des captifs africains du navire La Amistad en 1839 et leur combat judiciaire pour la liberté. Spielberg met en scène une œuvre historique marquante sur l’esclavage, la justice et les droits humains, saluée pour sa reconstitution et son message politique.
1971 – La Renault 5 est dévoilée
Petite citadine moderne et économique, la R5 inaugure un design compact et polyvalent. Conçue pour un large public, elle devient un immense succès commercial en Europe, influençant durablement l’automobile urbaine et marquant l’histoire de Renault sur plusieurs générations.
1968 – Casse des 300 millions de yens au Japon
Un faux policier intercepte un fourgon transportant des fonds destinés à une banque et s’empare de la mallette en menaçant d’une explosion. Le voleur disparaît sans laisser de traces. Ce braquage, l’un des plus célèbres du pays, reste non résolu faute de suspect identifié.
1962 – 1ère diffusion de Bonne nuit les petits
La série télévisée française met en scène Nounours, Pimprenelle et Nicolas. Destinée aux enfants, elle devient un rendez-vous quotidien et un phénomène culturel durable. Son générique et sa formule rassurante entrent dans la mémoire collective de plusieurs générations.
1961 – Gnome : 1er essai nucléaire de l’opération Plowshare
Effectué au Nouveau-Mexique, cet essai souterrain teste l’usage civil de l’énergie nucléaire pour des excavations et projets géologiques. Bien que spectaculaire, il soulève des inquiétudes environnementales et sanitaires, limitant l’avenir du programme Plowshare.
1936 – Abdication d’Édouard VIII
Le roi renonce au trône britannique pour épouser Wallis Simpson, Américaine divorcée, décision jugée incompatible avec son rôle. Son abdication provoque une crise constitutionnelle et conduit à l’accession de son frère, George VI, modifiant l’histoire de la monarchie.
1913 – Arrestation du voleur de la Joconde
Vincenzo Peruggia est arrêté en Italie deux ans après avoir dérobé le tableau au Louvre le 21 août 1911. Il conservait la toile cachée chez lui et tentait de la vendre. L’affaire, très médiatisée, contribue paradoxalement à renforcer la notoriété mondiale de la Mona Lisa.
1898 – L’Espagne cède Porto Rico aux États-Unis
À l’issue du traité de Paris mettant fin à la guerre hispano-américaine, Porto Rico, Guam et les Philippines passent sous contrôle américain pour 20 millions de dollars. L’accord marque la fin de l’empire colonial espagnol et l’expansion des États-Unis dans les Caraïbes.
1888 – Emprunt lancé par l’empereur Alexandre III
La Russie impériale émet un grand emprunt pour financer modernisation et infrastructures. L’appel au public rencontre un vif succès, renforçant les finances de l’empire et consolidant la confiance des investisseurs, notamment français, dans les obligations russes.
1823 – Mary Anning découvre le premier Plesiosaurus complet
La célèbre paléontologue autodidacte met au jour un squelette presque intact sur la côte du Dorset. Cette découverte majeure bouleverse la compréhension des reptiles marins préhistoriques et renforce la renommée scientifique d’Anning, pionnière de la paléontologie.
1792 – Début du procès de Louis XVI
Devant la Convention nationale, l’ancien roi est jugé pour trahison après la chute de la monarchie. Les débats portent sur sa responsabilité politique et morale. Le procès, hautement symbolique, conduit à sa condamnation et marque une étape clé de la Révolution française.
Les naissances et décès notables
1851 – Naissance de Melvil Dewey, bibliothécaire américain, inventeur du système de classement de livres Dewey
1815 – Naissance d’Ada Lovelace (Augusta Ada King), mathématicienne britannique
2006 – Décès de Augusto Pinochet, militaire et homme politique chilien, président du Chili de 1974 à 1990
1967 – Décès d’Otis Redding, chanteur américain
1896 – Décès d’Alfred Nobel, chimiste et industriel suédois, créateur des prix Nobel
Un peu de bonne humeur
A l’arrière d’une voiture avec une blonde
Une blonde est avec son copain dans une voiture garée à l’abri des regards indiscrets. Ils s’embrassent tendrement quand le garçon lui propose :
- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?
La blonde fait la moue, et refuse l’invitation. Le garçon, courtois, ne brusque pas les choses. Les 2 amoureux repartent de plus belle dans des embrassades sans fin…
Au bout de quelque temps, le garçon réitère sa proposition :
- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?
La blonde ne semble décidément pas d’accord. Le garçon reste dubitatif, car tout se passe bien et il ne comprend pas les motifs de son refus. Il lui demande :
- Mais pourquoi ne veux-tu pas aller sur la banquette arrière?
La blonde lui répond :
- Parce que je préfère rester avec toi !!!
Le travail, une maladie ? – Pierre Desproges
La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie ! »
L’abus de semlor est dangereux pour la santé
Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.
Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.
Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).
Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l'intérieur. Farcies de pâte d'amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gourmandise très populaire en Suède dès janvier jusqu'au Carême, parfois consommées en grande quantité comme dans le cas tragique d'Adolphe-Frédéric.
Un peu de français
« Coller aux basques » ?
Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.
Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.
« Sabir » ?
Le sabir est un système linguistique méditerranéen, mélange simplifié d'italien, d'espagnol, de français, d'arabe, de grec et de turc, utilisée du Moyen Âge au XIXe siècle pour le commerce, la navigation et les échanges entre chrétiens et musulmans dans les ports du bassin méditerranéen.
Vocabulaire restreint aux besoins pratiques, syntaxe minimale avec verbes à l'infinitif et phrases courtes ; son nom vient de "saber" (savoir en espagnol/provençal), comme dans "mi saber" (je sais) ou "mi no sabir" (je ne sais pas).
Né au haut Moyen Âge d'une proto-langue franque, il évolue avec les conquêtes musulmanes et l'expansion ottomane, variant par régions (italianisé à l'Est, espagnolisé à l'Ouest). Il disparaît au XIXe siècle avec les langues coloniales, devenant synonyme de charabia.
Savais-tu que...
Colonisation française du Mississippi
< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles
La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.
Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.
L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.
